— 08. 05. 2026
— 08. 05. 2026

Les news du bord – 7 mai

Régis & Clémence Vian – Les Jardins Sous Marins

La journée se termine par un magnifique coucher de soleil. Seuls quelques nuages à l’horizon jouent les ombres chinoises. Le vent est modéré et la mer relativement calme. Le bateau glisse en toute facilité et file ses 9 nœuds en route directe vers la Martinique. Nous profitons du spectacle.
La journée qui se termine ainsi est assez routinière. Pas beaucoup de manoeuvres avec les voiles, mais de plus en plus avec la corde à nœuds pour nous débarrasser de ces fichues sargasses. Nous devinons que ce sujet sera récurrent jusqu’à l’arrivée, voire même préoccupant.
Le casse-tête stratégique continue. Le plus d’ouest possible avec malgré tout un petit recalage vers le sud, histoire de ne pas perdre un flux qui nous était plutôt favorable. Nous y allons un peu au doigt mouillé, bien aidés tout de même par l’électronique du bord. En d’autre terme, nous recherchons un équilibre efficace entre notre intuition et la réalité des chiffres, souvent implacable.
Implacables aussi, nous faisons l’état de la cambuse du bord. Et de ce côté-là, aucun souci, malgré une transat un peu longue, nous estomacs seront garnis. Nous avions réparti nos victuailles en trois sacs; un par semaine de course. Le troisième a été entamé lundi soir, alors qu’il nous reste des fonds de sacs « intéressants » dans ceux des deux premières semaines.
La préparation de la cambuse n’est pas une mince affaire. Il faut trouver un subtil équilibre entre simplicité, plaisir, apport énergétique, conservation et stockage.
A bord des Jardins Sous-Marins, les plats principaux sont appertisés, froids ou chauds (réchauffés au bain marie): salades et taboulés en tous genre, pâtes bolognaises, chili con carne, parmentier de canard, dahl le lentilles, blanquette de veau, lotte au kari gosse (un must), English breakfast (un autre must)… A cela s’ajoute toute une panoplie de compléments pour le petit déjeuner, les en-cas et grignotages en tout genre: compotes, laitages, saucisson, pâté, viande séchée, fromage, barres énergétiques, crème de marrons… Et en bonus, nous nous autorisons quelques fruits et légumes frais, censés se conserver facilement; avocat et pamplemousse par exemple.
Bien entendu, le chocolat occupe une place de choix dans nos sacs hebdomadaires, du chocolat Bellanger bien sûr, on ne se refuse rien à bord. Pas mieux pour se remonter le moral ou agrémenter les quarts de nuit.
Chaque élément est choisi avec soin pour, qu’en toute circonstance, nous ayons sous la main de quoi nous faire plaisir en mangeant. Et c’est bien la le secret. En mer, il arrive que les conditions ne se prêtent pas à un repas tranquille, voire que nos estomacs se rebiffent à l’idée même d’ingurgiter quoi que ce soit. Ouvrir la cambuse doit donner envie. C’est vital, pas de calories, pas d’énergie!
Mais aujourd’hui, les conditions étaient parfaites pour un petit plaisir. Nous avons dégusté la mangue fraiche embarquée il y a deux semaines. Un grand moment pour nos papilles!

Mary Boinet & Pascal Tuffier – Coeur en Liberté

Un petit mot à bord de Tuf Tuf Tuf !

Jour 18 en mer !

Nous prenons enfin le temps de vous écrire quelques mots. En ce moment, les mots-clés à bord sont : sargasses et nuages ! Ces fichues algues semblent vouloir qu’on s’occupe d’elles toutes les dix minutes…

Plus sérieusement, depuis le début de la course, nous naviguons dans le Top 15 de la flotte. À bord, Pascal et moi avons trouvé notre rythme et restons constamment aux aguets face à nos concurrents. Ici, les journées s’enchaînent entre routage, météo… et sommeil dès qu’on le peut !

Qui aurait cru que cette première transatlantique serait aussi longue ? A priori, personne ! À lire les nouvelles de la flotte, tout le monde commence à rationner l’eau et la nourriture… De notre côté, nous avons été raisonnables lorsque la date estimée d’arrivée à Fort-de-France refusait de montrer le bout de son nez. Résultat : nous avons encore de quoi manger, même si les sucreries, elles, n’ont malheureusement pas tenu le choc…

Cette semaine, c’était réparation du spi médium, découverte de nouvelles espèces marines : les fameuses galères portugaises, du Jean-Jacques Goldman à fond dans le cockpit et beaucoup, beaucoup de crème solaire !!

Il fait super chaud !!!

Il ne nous reste plus qu’à filer tout schuss vers la Martinique maintenant !

À très bientôt,

Pascal et Mary

Jérôme & Loïc Apolda – Infinite

Des sargasses. De plus en plus de sargasses.

Pour ceux qui se demandent ce que c’est : des algues brunes flottantes qui dérivent par énormes plaques au milieu de l’Atlantique. Depuis plusieurs années, elles prolifèrent fortement entre l’Afrique, le Brésil et les Caraïbes avant d’être poussées par les courants et les alizés jusqu’aux Antilles, notamment en Martinique où elles envahissent parfois massivement les côtes.

Et pour nous, ce n’est pas juste du décor.

Dès qu’elles s’accrochent aux safrans ou à la quille, le bateau ralentit immédiatement. Quelques algues suffisent à faire perdre de précieux dixièmes de nœuds, alors il faut rester vigilant en permanence.

Au programme donc : séances régulières de “canne à algues” pour nettoyer les safrans, et utilisation du bout à nœuds pour tenter de décrocher ce qui reste accroché sous la quille.

Pas très glorieux, mais indispensable pour continuer à faire avancer le bateau correctement, entre deux ou trois attaques de poissons volants dont nous nettoyons les scènes de crime nocturnes chaque matin.

Les photos reçues du bord

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