— 30. 04. 2026
— 30. 04. 2026

Les news du bord – 30 avril

Jerôme & Loïc Apolda – Fastlane Infinite

Les Canaries, pour aller rejoindre les alizés profonds et traverser l’Atlantique vers la Martinique, sont derrière nous.

Enfin… sur la carte, oui. Dans les faits, c’est une autre histoire.

On pensait pouvoir s’échapper avant l’arrivée d’une bulle sans vent. Timing raté. Elle s’est installée plus vite que prévu, et nous voilà englués dedans. Ironique, presque. Être arrêtés au milieu d’un archipel où le vent est censé être une évidence — et dont une île porte le nom de Fuerteventura.

La mer est là, le ciel aussi on profite du soleil et des degrés de plus. Mais l’air manque.

Cette bulle crée un véritable effet accordéon au niveau de la course. Ceux de devant ont réussi à passer avant qu’elle ne se referme. Ils s’échappent. Derrière, la flotte revient. Les écarts se compressent, les positions se rejouent.

On perd sur les premiers, clairement. Le match pour les reprendre va se compliquer.

En revanche, tout se resserre avec ceux coincés avec nous. Et ça, ça relance la course autrement.

Pour l’instant, on fait avec ce qu’il y a. Une brise à peine perceptible, 1,5 nœud tout au plus. Le bateau avance, ou essaie.

Jerôme et Loïc

Jean-Philippe Germain & Jerôme Viaud – Les liens du Coeur

Voilà 10 jours que nous sommes partis de la Trinité, que de chemin parcouru… et encore beaucoup à parcourir  (Le sud c’est bien mais c’est loin;)
Comme tous le monde (ou presque) nous avons du faire de la méditation pour traverser ces pétoles.
Egalement quelques problèmes,(Grosse cocotte, spi déchiré , alternateur défaillant). ) on peut en signaler un auquel nous ne nous attendions pas:
La cuve à eaux noire ne se vidait  pas et nous nous en sommes aperçu lorsque la cuve s’est arrachée , retenue par les tuyaux d’ arrivée et d' »évacuation, il fallait trouver une solution urgente, sinon,  nous étions inondés  de m…
Heureusement qu’  ‘il y a Jérome Dépannage Service, il a  utilisé la pompe intérieure obligatoire, après moultes opération de rinçage, débouchage, nous nous somme libérés de cette équipier mal placé et nauséabond;),
La récompense de cette première partie c’est ce coucher de soleil sur la face cachée Ténériffe (Ayant décidé  de passer entre Lanzarote et Ténériffe) mer plate, le bateau glisse, il ne fait plus froid et nous devrions aller vers une météo plus simple  à gérer)
Pour terminer nous voulions remercier le jeune Léo, en attente d’une greffe cardiaque, qui nous encourage et nous a envoyé ce  joli dessin.
Forza  les Liens du coeur !!!
Jean Philippe et Jérome

Morgane Robin & Veronique Ansel – Les Elles du Large Parkinson

Jeudi 30 avril

29èmes en temps réel
20èmes en temps compensé
Distance parcourue : 1502 milles nautiques
Distance restant à parcourir (sur l’orthodromie) : 2741 milles nautiques
Vitesse surface : 0,5 nœuds
Après une descente plein sud au portant dans des conditions sportives, nous voici arrivées dans les Canaries. Ici, les conditions sont toutes autres, c’est la pétole comme on dit, c’est à dire une phase sans vent ou presque. On avance très peu depuis hier. On longe Lanzarote et Fuerteventura, sur une mer d’huile, en cherchant le moindre brin d’air.
On a la chance que notre routage nous fasse passer proche de ces îles, un paysage autre que la mer à perte de vue sur une transatlantique ça change un peu ! Qui plus est, les dauphins sont encore une
fois nombreux dans cette zone. C’est d’ailleurs une toute nouvelle espèce qu’on observe : des dauphins tachetés.
La plupart de nos concurrents dont passés entre les îles Canaries comme nous, certains ont tenté des options à l’extérieur des îles et 3 bateaux sont restés à hauteur de Madère pour viser une route Nord vers la Martinique. Nous et la majorité de la flotte, on part sur la route Sud, plus longue mais plus stable en terme de vent, moins risquée.
Encore faut-il toucher du vent ! La tête de peloton sortie des îles hier commence à atteindre les alizés et creuser l’écart, pour nous il va encore falloir patienter… on espère pouvoir sortir de cette zone de molle demain et mettre enfin le clignotant à droite pour un cap à l’ouest vers les Antilles.
Après un début de course où il fallait surtout gérer la fatigue et préserver le matériel, là ce sont nos nerfs qui sont mis à rude épreuve. La voile est un sport aussi physique et technique que mental, c’est ce qui en fait une pratique très complète !
Morgane et Véronique
Les Elles du Large

Adrien et Damien Zucconi – La Fabuleuse Armada

Bonjour à tous,

Comme pour beaucoup de concurrents les 36 dernières heures ont été très difficiles à négocier avec très peu de vent, et même des passages de plusieurs heures à l’arrêt total. Dur pour les nerfs…
A la sortie des Canaries nous nous sommes laissés enfermer au large en exploitant une bascule à droite, persuadés de pouvoir retourner rapidement ensuite chercher le vent à la côte mais nous n’avons jamais trouvé la fenêtre, avec des angles impossibles à chaque fois.
Nous avons perdu plusieurs heures et plusieurs places, dur pour le moral, mais on reste combatifs.

Ce jeudi en fin d’après-midi le vent est revenu comme prévu, le soleil est là, les conditions sont idéales, ça fait du bien.
Le bateau est à 100% de son potentiel, l’équipage est en pleine forme, maintenant on va vraiment attaquer la traversée avec 2 semaines devant nous pour reprendre des places.

À bientôt,

Adrien et Damien

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