Les news du bord – 29 avril
Brice Tailliandier et Charles Sordet – Mes Talents
Jour 8
Après une journée grise, le vent se lève un peu pour la nuit. Nous avons 20kn de vent et pas de Lune, cachée derrière les nuages.
Nous laissons le pilote barrer car nous ne voyons pas grand-chose. Il fait ça très bien, il est d’ailleurs payé pour…
Cette nuit nous avons eu une attaque de calamars sur le bateau. Je m’en suis d’ailleurs pris un sur moi 🙂
Les calamars sautent et les moins chanceux, ou les plus bêtes atterrissent pour finir leur jours sur le bateau. Nous ne les voyons qu’au petit matin et nous les remettons malheureusement à l’eau car pas de poêle pour les cuisiner 🙁
Les Canaries approchent, nous devrions y arriver demain matin. Pour le moment nous avons remis notre grand spi car le vent a diminué et nous sommes à 8kn de moyenne. Nous avançons un peu moins vite que nos concurrents car nous préservons notre spi, la route est encore longue !
J’ai profité de cette journée pour me raser et faire une toilette bien méritée 🙂
Nous avons aussi la visite d’un petit passager clandestin à bord. Un oiseau s’est effectivement réfugié à bord depuis pendant plusieurs heures pour se reposer.
A demain les amis
Charles et Brice
Jerome & Loïc Apolda – Infinite
Les Canaries se rapprochent
La fin de journée d’hier et la nuit ont été parmi les plus exigeantes depuis le départ avec l ajout de la fatigue cumulée. Du vent bien installé, une mer croisée, désordonnée, et surtout une nuit noire, sans repères.
Il a fallu rester concentrés en permanence. Trouver le bon angle, relancer sans cesse, afin garder le bateau à sa polaire (vitesse cible en fonction du vent).
Dans ce contexte, on est plutôt satisfaits. On a reussi a faire avancer le bateau comme on voulait.
Depuis fin de matiné le décor a changé.
Le ciel s’ouvre peu à peu, la lumière revient. Le vent se cale, plus régulier, et même si la mer reste marquée, elle devient plus lisible. On peut réexploiter davantage le potentiel du bateau. Tout comme on a pu en profiter pour se reposer un peu plus.
La progression vers les Canaries se précise.
Reste à décider comment les négocier. Tout va dépendre de notre heure d’arrivée au cours de la nuit, mais une option se dessine : laisser Fuerteventura à bâbord et Gran Canaria à tribord.
Ensuite longer vers la côte africaine puis aller chercher les alizés plus francs, plus stables.
Jerome & Loïc
Pascal Coret & Pierre-Marie Houchard
A Cascais,
Retrouvailles entre Aquasonic et Calvin.
On se raconte nos déboires respectifs pile à combustible….
à défaut de débit sur les piles, on trouve des débits…. de boisson (on consomme raisonnablement bien sûr !) et on se requinque à grands coups de bacalhau !
La météo nous offre une fenêtre de retour au portant, on va en profiter.

Jen-François Hamon – Festa pour Aster
Maxime Breuvart – SOS Prema
Nous y sommes, aux Canaries ! Nous pensions passer par Madère, mais la situation météo nous fait traverser les îles Canaries à la place. Les premiers sont passés dans un schéma classique, mais pour les suivants, il était difficile de savoir par où passer entre le continent, Lanzarote et Gran Canaria… La journée d’hier a donc été chargée en routages et réflexions pour, au final, avoir probablement fait le mauvais choix, mais cela fait partie du jeu !
Aujourd’hui, premier vrai pépin sur Bowloom : mon grand spi s’est enroulé autour de l’étai. J’ai pu sauver la situation, mais j’ai quand même dû réparer une petite déchirure avant de pouvoir renvoyer la voile. J’espère ne pas devoir ressortir la trousse de réparation des voiles de sitôt !
Les prochaines heures vont être encore compliquées, car les températures sont bien remontées, mais le vent, lui, ne semble pas pressé de revenir.
Les alizés, ça se mérite vraiment !
Pierre Grippon & Guillaume Pinta – Green Sanctuaries
J10 – Cela fait déjà 10 jours que nous sommes en course. À l’heure où j’écris ces lignes, nous sommes au large des côtes marocaines et en direction des îles Canaries.

Etienne Duhot & Tanguy Dupont – Excellence Ruralité
Journal de bord – 29/04/2026
Prudentia – Excellence Ruralités
Ça y est, on y est ! On va traverser l’Atlantique ! Le départ est intense, nous sommes aussi concentrés que possible, et la descente vers BXA, suivie de la traversée du golfe, ont déjà l’air bien loin, mais nous ont fait entrer dans la course sans avoir le temps de souffler.
Quelques poulies qui nous lâchent toujours au bon moment, salade de spi, balancine et génois dans un départ à l’abattée assez violent, heureusement démêlé en deux heures tout en gardant le cap avec deux ris dans la GV, hale-bas de bôme cassé dans un empannage, et enfin les rivets de bôme qui sautent, et nous cassons notre riveteuse. Un peu risqué de continuer en comptant sur la bordure de GV pour faire tenir le tout, nous décidons de nous arrêter pour une escale express à Muxía, presque sur notre routage !
Un grand merci à Carlos : une « remachadora » nous attendait, confiée à un marin du port. Plus qu’à repartir : total des pertes, environ 3 h, que nous rattrapons un peu dans un joli bord sous gennaker, qui nous fait rejoindre la deuxième moitié de la flotte et les alizés portugais. Ça souffle entre 22 et 28 nœuds, spi envoyé et le bateau surfe sur les vagues, c’est fantastique ! Mais fatigant aussi : notre pilote ne tient pas, il enchaîne les départs au lof ou à l’abattée, et nous devons donc barrer sans arrêt, une heure chacun.
Nous nous préparons à le faire de nuit aussi, mais vers minuit, nouvelle salade de spi et de génois dans l’étai, que nous réglons assez vite. Pour la nuit, un génois tangonné semble plus prudent, avec une route plus directe, mais nous perdons du terrain sur la flotte et arrive le moment de se décider : partir au sud par les Canaries ou tenter la route nord, plus hasardeuse.
Nos routages sont clairs pour l’option nord ; le reste de la flotte nous fait un peu douter car, même si quelques équipages semblent prendre la direction de Porto Santo, nous ne sommes que deux à choisir cette option.
Aux Canaries, nous voyons s’installer une belle pétole que nous ne serons pas assez rapides pour éviter, et nos bords de portant ne seront pas gagnants dans les alizés ; nous préférons faire du près, notre bateau y est plus performant. Nous découvrons donc Porto Santo et Madère le 28 avril, et le 29, nous avançons lentement dans des rafales à 5 nœuds, attentifs à chaque changement de vent, en attendant qu’il se lève dans l’après-midi.
Notre route est plus courte, mais plus instable ; nous verrons si nous avons fait le bon choix, mais nous ne regrettons rien !

Gregoire Despretz – 20 ans 1 Projet
Mercredi 29 avril : 10 ieme jour de course
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