Maxime Breuvart 9e solo en Martinique
Maxime Breuvart (SOS Préma) est le 9e solo à franchir la ligne d’arrivée de la Cap-Martinique ce samedi 17 mai à 4h00 (locale). Le skipper a mis 26 jours 17 heures 0 minute et 20 secondes pour parcourir les plus de 4 000 milles entre La Trinité-sur-Mer (Morbihan) et Fort-de-France (Martinique).

Comment vas-tu cette nuit ?
Maxime : Super bien. C’est une course incroyable du début à la fin et la dernière nuit pareil. Il y a deux jours, j’étais prêt à poursuivre encore des semaines, mais les deux derniers jours avec du vent contre le courant, je ne sais pas, la barbe. C’est dur. C’est vraiment dur. Le pilote marchait nickel tout le temps. Tout le temps, je dormais, le bateau surfait de nuit, aucun problème
Comment s’est passée cette transat ?
Maxime : Comme pour tout le monde, c’était long. Des moments durs, mais j’ai apprécié du début à la fin. Voilà, j’étais super bien en mer. C’était une première pour moi, mais conforme à ce que j’imaginais, à ce que j’étais venu chercher, c’était incroyable.
J’entendais tout à l’heure que ta première course en solo, c’était il y a un an. C’est un grand pas aujourd’hui de boucler sa première transat.
Maxime :. Oui, la course, c’était il y a un an. Après, j’ai l’impression de préparer cette transat depuis toujours. Le bateau, je l’ai depuis deux ans, j’ai fait une saison en double et puis une année en solo. Mais je me suis entraîné sérieusement. Le bateau était super prêt. Je n’ai eu aucun problème. L’électronique, les voiles, la mécanique… j’ai changé un bout, c’est tout. Le bateau revient nickel. C’est extra ça.
Tu disais que tu avais trouvé ce que tu étais venu chercher. Qu’est-ce que tu cherchais ?
Maxime : Je ne sais pas, l’espace du large. Profiter de la mer 24 heures sur 24, la compétition tout le temps. Comme j’ai eu un passage des Canaries difficile, après j’ai passé 15 jours à essayer de rattraper les petits copains devant, mais le chemin était tracé donc il n’y avait rien à faire. Mais j’ai passé 15 jours à être tout le temps dessus, dessus, dessus. Donc c’était quand même de la régate tout le temps, tout le temps. Et puis, dès qu’on fait une pause et qu’on regarde dehors, c’est tellement extraordinaire. C’est magique. Et puis, en solo, avec Starlink, on n’a pas vraiment l’expérience de la vraie solitude pendant un mois puisqu’on reste en contact. Mais c’est tellement génial de pouvoir partager avec les autres concurrents. Et puis surtout, j’avais aussi un groupe WhatsApp avec pas mal de gens qui me suivaient et de voir les retours, c’est incroyable. C’est tellement chouette de pouvoir partager. On sait que c’est extraordinaire la course au large, mais les gens ne se rendent pas compte et là, je pense que j’ai réussi à le partager et ça, c’est super. J’ai eu des retours super et donc du coup, ça donne un peu plus de sens au projet.
Ce qui donne également du sens, c’est l’association que vous défendez, pouvez-vous nous en dire plus ?
Maxime : C’est une association qui s’occupe des enfants prématurés et surtout d’accompagner les familles qui ont un enfant prématuré, parce que c’est un bon pourcentage de naissances quand même. Voilà, donc ils font de la sensibilisation, de la communication et surtout ils accompagnent les parents, et ils font ça partout en France. Et donc bien sûr aussi en Martinique. Je sais qu’il y a une bonne délégation aussi en Martinique. Voilà, donc ça avait du sens pour moi de soutenir cette association en particulier. Et puis, les parents d’enfants prématurés, il y en a qui traversent des périodes difficiles actuellement. Voilà, nous ça relativise aussi. Par moments, c’est vrai que quand on a des merdes de nuit, qu’il faut aller devant, qu’on est tout seul, qu’on est fatigué, c’est dur mais on l’a choisi. Et donc ça relativise les combats des personnes qui ne l’ont pas choisi et qui sont bien plus méritantes. Nous, on est là pour s’amuser, on a la chance de faire ce qu’on veut, on l’a choisi, on n’est pas obligés. Donc c’est super aussi d’avoir la possibilité de soutenir une association comme ça.
Vous avez bien mérité vos vacances en famille.
Maxime : Là, moi je vais profiter des filles, de la famille, et puis dormir. Mon rêve, c’est de dormir sans réveil, sans alarme. Je ne sais pas combien de temps, pas forcément longtemps, mais je vais me réveiller sans alarme, sans rien. Voilà.
+ d’actualités
Bernard Graffan et Bruno Sallé de Chou (Espérance Banlieues) sont le vingt-sixième duo à franchir la ligne d’arrivée de la Cap-Martinique ce dimanche 17 mai à 10h44 (locale). Le [...]
Etienne Duhot et Tanguy Dupont (Excellence Ruralités) sont le vingt-cinquième duo à franchir la ligne d’arrivée de la Cap-Martinique ce dimanche 17 mai à 10h42 (locale). Le duo a [...]
Pierre Grippon et Guillaume Pinta (Green Sanctuaries) sont le vingt-quatrième duo à franchir la ligne d’arrivée de la Cap-Martinique ce dimanche 17 mai à 08h42 (locale). Le duo a [...]
Bernard Graffan et Bruno Sallé de Chou (Espérance Banlieues) sont le vingt-sixième duo à franchir la ligne d’arrivée de la Cap-Martinique ce dimanche 17 mai à 10h44 (locale). Le [...]


