Flash : Laurent Perrin et Jérôme Frouin 20ème duo en Martinique
Laurent Perrin et Jérôme Frouin (Acromégales Pas Seulement) sont les vingt-cinquièmes à franchir la ligne d’arrivée de la Cap-Martinique ce samedi 16 mai à 07h20 (locale). Le duo a mis 25 jours 20 heures 20 minutes et 08 secondes pour parcourir les plus de 4 000 milles entre La Trinité-sur-Mer (Morbihan) et Fort-de-France (Martinique).
Leurs réactions
Quel est le premier sentiment qui vous traverse l’esprit ?
Laurent : Heureux d’être arrivés au bout de 26 jours, quand même. On passe de la solitude, où l’on est tous les deux, à beaucoup de monde sur le ponton avec beaucoup d’émotions.
Jérôme : Voilà, moi je dis que ça se mérite. C’était déjà une victoire d’être sur la ligne de départ. Les derniers mois de préparation avant la course n’ont pas été simples pour nous, et du coup, être à l’arrivée là, c’est top. C’est vraiment top. Et puis, bravo à l’organisation, car il y a eu beaucoup d’émotions au départ sur la ligne. On était très émus tous les deux parce que pendant tout le passage du chenal à La Trinité, on est dans la course. On ne s’attendait pas à un parcours comme ça : les côtes d’Afrique, basculer à droite… On était super impatients de mettre le clignotant à droite. Là, on l’a mis un peu tôt, mais voilà. Et en arrivant ici les derniers jours, c’était l’obsession : il fallait arriver, il fallait arriver, il ne fallait pas faire de bêtises. Tous les soirs, toutes les nuits, on avait 28 nœuds, des claques, des grains, les sargasses. On s’est dit « Punaise, tous les vents sont contraires là ». Même hier soir, on pensait avoir une arrivée tranquille au sud-ouest de la Martinique, sous spi. Au moment où on devait faire l’empannage, on s’est dit « Allez, on affale, on a fini ». On a fait 30 milles sous grand-voile parce qu’on ne voulait pas renvoyer de suite. Donc ça se mérite, ça se mérite une Cap Martinique, mais c’est super, super.
Laurent : L’arrivée !
Jérôme : Moi, je pense que ce sont les surfs dans l’Atlantique. Les moments où on a eu… ce bateau, il est exceptionnel en surf. Quand on avait du 25-30 nœuds sous spi et que le bateau glissait, c’était super sécure. C’est super, on a passé de super moments là-dedans. Et puis, on regarde la carte et on n’est nulle part. Et puis après, ce sont de petits moments, comme lorsqu’on a croisé deux orques. Pas au Portugal, mais au milieu de l’Atlantique. On s’est croisés comme on se croise sur une nationale, on a vu leurs yeux, leurs petits mentons blancs, et puis ils ne sont pas revenus vers nous. Nous avons continué, ils ont continué. Donc, ça a été un petit moment sympa du parcours.
Comment s’est passée la vie à bord pour tous les deux ?
Laurent : Eh bien, on a trouvé notre rythme tout de suite. En fait, on s’est organisés en fonction de l’état de forme de chacun. C’est vrai qu’il y a des moments où l’on a été un peu fatigués tous les deux, surtout les derniers jours. On s’est organisés, chacun avait son rythme et en fait on s’est rendu compte que c’était complémentaire : l’un sollicitait l’autre pour qu’il aille se reposer, et inversement.
Jérôme : Voilà, ce qui est amusant, ce sont les repas. Chacun se cale différemment en fait. Moi, je pensais qu’on allait manger tout le temps un peu ensemble, que ce serait convivial, mais en fait non, chacun vit un peu à son rythme. On prenait des repas selon les quarts, on ne prenait pas nos repas ensemble, aussi parce que chaque organisme est différent. Donc c’est intéressant.
Vous représentez l’association Acromégales Pas Seulement. Est-ce que vous pouvez nous en dire quelques mots ?
Laurent : Alors, Acromégales Pas Seulement est une association qui réunit, en tout cas qui met en communication, tous les malades atteints d’une tumeur au cerveau qui se situe au niveau de l’hypophyse. L’acromégalie, c’est le nom lié à la tumeur, et « pas seulement » c’est parce qu’elle écrase l’hypophyse, ce qui génère des désagréments, des problèmes de tension, plein de problèmes différents. C’est pour ça que c’est « Acromégales Pas Seulement ». Et ça se voit aussi, parce que ça provoque une hormone de croissance au niveau des os, et donc les os continuent à grossir au-delà de la puberté et des 18 ans. On reconnaît les gens à cause de ça. C’est parce qu’ils ont des têtes un peu bizarres, des mains très très costaudes. Voilà. Et donc, je tiens beaucoup à cette asso.
Quel est le programme maintenant ?
Jérôme : Ma femme m’a décalé mon voyage d’une semaine. Laurent, lui, part demain. Donc ça va être « short ».
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