Flash : Alexandre Morand et Tristan Gegaden 15ème duo en Martinique
Alexandre Morand et Tristan Gegaden (Les Etoiles de la Baie) sont les dix-huitièmes à franchir la ligne d’arrivée de la Cap-Martinique ce vendredi 15 mai à 18h50 (locale). Le duo a mis 25 jours 07 heures 50 minutes et 26 secondes pour parcourir les plus de 4 000 milles entre La Trinité-sur-Mer (Morbihan) et Fort-de-France (Martinique).
Leurs réactions
L’arrivée s’est fait désirer. Il y avait toute votre famille qui était là. Comment vous sentez-vous là, à l’arrivée ?
Tristan : On a été obligés de tirer des bords carrés dans la baie de Fort-de-France pour arriver progressivement jusqu’à la ligne d’arrivée. Donc bon, c’était toute une aventure et c’est fait.
Alexandre : Ah ben, on est pleins d’émotions. C’est un peu compliqué de tout dire, mais on est hyper heureux d’être là. Ça fait deux-trois jours qu’on essaie, qu’on arrive, et de voir toute la famille, c’est génial, quoi. Ça fait chaud au cœur.
Comment ça s’est passé ? Racontez-nous un peu…
Tristan : Alors, il y a eu des ascenseurs émotionnels : donc des périodes totalement calmes, très sympas, de repos, de discussion, de choix de la tactique à adopter, des réglages du bateau, etc., et des périodes avec un très fort niveau d’émotion. Par exemple, la perte et la cassure de notre étai avant. Ça, c’était quand même un élément qui nous a un petit peu fait peur : « Qu’est-ce qu’on va faire maintenant avec ça ? »
Alexandre : Il y a eu une avarie sur le pilote également. La barre franche s’est désolidarisée de son socle, et du coup ça a cassé au niveau du pilote. Pendant trois jours, il a fallu qu’on barre 24h/24, et en même temps il fallait qu’on répare le pilote, parce que c’est clair que, de jour, ça peut le faire, mais la nuit c’est quand même assez compliqué. Ce sont des éléments qui nous ont quand même beaucoup stressés.
Tristan : Mais ce sont des aléas, en fait. Ces aléas-là font partie de l’aventure, je pense, d’une régate comme la Cap Martinique. Il y a des éléments positifs, il y a des éléments négatifs, et tous ces ingrédients forment l’aventure qu’on se crée. Et donc ça, c’est aussi fabuleux. On a tous ces aspects positifs qu’on a vécus, on a ces ingrédients un peu pleins d’émotions qui sont venus et qui forment un tout absolument fabuleux.
C’est ce à quoi vous vous attendiez pour une transat ?
Alexandre : Euh, je ne sais pas. On ne réalisait pas trop en fait, je pense. Par contre, dans les éléments positifs, il faut quand même le dire aussi parce qu’il y en a beaucoup : ce sont les surfs non-stop sur un tapis roulant avec des pointes à 17 nœuds, et parfois des moyennes à 12-13 nœuds pendant plusieurs minutes, où on était en surf, en planning continuel. Ça, c’était extraordinaire ! Et puis, dès qu’on arrivait à se battre, ou en tout cas éventuellement à passer devant un collègue, c’était toujours émoustillant. Il y a cette compétition, mais qui est très saine en même temps parce qu’il y a aussi beaucoup de convivialité et beaucoup de valeurs entre les collègues. Dès qu’il y avait un collègue qui avait une avarie, on était là pour lui donner des conseils, pour l’encourager, pour ne pas qu’il lâche. Nous, quand ça nous est arrivé pour l’étai, de la même façon, Jean-Pierre Kelbert, Alexis et toute l’équipe, en tout cas tous les collègues, ont donné les conseils qui allaient bien. Au final, c’est un peu grâce à eux si on a pu terminer cette course, et ça, c’est génial.
Il y en a quelques-uns qui sont venus vous accueillir aussi. C’est sympa d’avoir cette ambiance.
Alexandre : Oui, il y a l’association qu’on soutient, « Les Étoiles de la Baie » évidemment, qui est venue en nombre à Fort-de-France et qui fait un travail formidable sur les cartables connectés pour les enfants atteints de cancer au CHU de Brest et à Fort-de-France. Ce sont des cartables connectés qui permettent aux enfants de continuer leur scolarité malgré les périodes d’hospitalisation. Donc ça, c’est très bien. Ils sont venus en nombre, avec plein de bonne humeur, c’est génial. Et puis évidemment, nos familles. Là, femmes et enfants sont présents, et c’est vraiment un bonheur de les retrouver en arrivant sur les pontons.
Tristan: On les remercie tous pour leur soutien. Dans les moments difficiles, ils étaient là pour nous encourager. Merci les réseaux, merci WhatsApp, Insta et Facebook, parce qu’on a pu transmettre un peu notre aventure. On leur a fait vivre ce qu’on a vécu et il y a eu toute une communauté qui s’est créée autour de ça.
Alexandre: C’était génial, parce qu’on ne se sentait pas seuls. On était au milieu de l’Atlantique, mais voilà, bravo, c’est chouette. C’est génial de pouvoir transmettre et communiquer tout ça : nos émotions, nos petits coups de blues, et quand on avait la patate parce qu’on avait doublé un concurrent ! Ça, c’était génial. C’est vraiment l’ascenseur émotionnel, comme tu le disais avant. On s’est éclatés. Ce sont des moments difficiles parfois, mais c’est ça une aventure. On ne peut pas avoir que du positif, il faut un peu de négatif.
Et j’entendais votre fils tout à l’heure qui disait que c’était votre rêve.
Tristan : Oui, absolument, c’était bien un rêve de tout jeune. On se connaît depuis très longtemps et dans tout ce temps-là, il y a eu un moment où on s’est dit : « Bon ben, un jour on ira ».
Alexandre : « Un jour on ira », et puis un jour ça s’est fait, voilà.
Maintenant vous êtes à Fort-de-France, vous allez profiter un peu de la Martinique en famille ?
Alexandre et Tristan : Oui, on va profiter de la famille, voilà, et puis se reposer aussi.
Alexandre : Certainement, quelques rhumeries ! Oui, c’est sûr. Un peu de plage, un peu de farniente. On a besoin de récupérer et puis surtout de profiter de notre famille. Et de les remercier surtout de nous avoir supportés et soutenus tout au long de ces trois semaines. Parce que quand on n’est pas là, il faut tenir la maison, il faut tenir nos entreprises. Moi, je travaille avec mon épouse et c’est elle qui a géré la boutique. Sans elle, je n’aurais pas pu faire cette course, et je la remercie.
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