— 15. 05. 2026
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Flash : Alexandre Delemazure et Laurent Pruvost 14ème duo en Martinique

Alexandre Delemazure et Laurent Pruvost (Chemin d’Ecoles) sont les dix-septièmes à franchir la ligne d’arrivée de la Cap-Martinique ce vendredi 15 mai à 12h31 (locale). Le duo a mis 25 jours 01 heures 31 minutes et 28 secondes pour parcourir les plus de 4 000 milles entre La Trinité-sur-Mer (Morbihan) et Fort-de-France (Martinique).

Leurs réactions

Quel finish, c’est digne d’une course en Figaro ! Est-ce que vous pouvez nous raconter ces derniers milles ?

Laurent : On a recroisé nos amis de OMG Mes Talents (Brice Tailliandier et Charles Sordet). Je crois qu’ils sont passés 300 mètres derrière.

Alexandre : On est allés les chercher en fait, ils étaient plus au sud. Parce qu’en fait, nous avons pris une option très au nord. On voulait chercher une petite dépression au nord du Cap-Vert, et en fait, ça n’a pas marché. Du coup, on a passé le reste de la course à essayer de descendre, pendant que tous les autres étaient déjà descendus. Donc on a un peu galéré, et OMG était très au sud. On est allés les chercher hier pour les marquer, et du coup, on a fait toute la fin du parcours ensemble. Voilà.

Laurent : Trop sympa, trop sympa.

Alexandre : Et puis on est contents pour eux qu’ils soient passés, ils étaient tellement au taquet. Vraiment, je pense qu’ils se sont battus toute la nuit.

Laurent : Ouais, ils ont fait du bon boulot. C’était top.

Comment s’est passé la course pour vous ?

Laurent : C’était la première transat’ dans ce sens-là. J’en ai déjà fait une dans l’autre sens. Mais pour une première expérience en double, eh bien voilà, ça a été exceptionnel d’un point de vue sportif, de l’engagement, et du point de vue humain. On s’est plutôt bien entendus quand même, c’est très bien.

Alexandre : Ouais, c’était très, très sympa. On a eu des petits coups au moral parce que ça a duré longtemps. Quand il faut aller chercher le Maroc, le Sahara occidental et puis se dire qu’il faut encore descendre dans le sud… bon, ça met un petit coup au moral parce que ça rallonge les distances. Ça met un coup au moral parce qu’on a aussi eu une mer qui était croisée et très difficile les cinq derniers jours, et même avant. Le bateau a morflé et les bonhommes ont vraiment morflé aussi. Mais on en a parlé, on s’est dit que ça n’allait pas bien, et finalement on a réussi à se remonter le moral tous les deux. Et ça s’est vraiment bien passé. Moi, je n’avais jamais passé 25 jours avec une personne dans si peu de mètres carrés. Je croyais qu’on allait se foutre sur la gueule, mais non, ça a été remarquable en fait, rien du tout. Et on n’a déchiré aucun spi, il y a juste un petit accroc dans un. On a quand même navigué prudemment en fait. Donc voilà, on est contents d’être arrivés et que le bateau soit intact. On a quand même eu quelques déboires mais rien de méchant, et le bateau est quasiment à 100 % de ses capacités.

Alexandre, qu’est-ce qui t’a donné envie de faire une seconde Cap-Martinique ?

Alexandre : Bah, parce que l’expérience est dingue. La première fois, c’était sur le niveau d’engagement sportif le plus élevé. Là, avec Laurent qui est arrivé sur le projet quand même six mois avant le départ, c’était plus compliqué d’être aussi engagé. Mais voilà, on a fait la course que je trouve qu’on devait faire par rapport au niveau qu’on avait. On s’en est quand même plutôt bien sortis.

Et pourquoi revenir ? Bah parce que c’est une fantastique expérience. C’est vrai que celle-là, quand même, elle est particulièrement difficile. Moi, j’ai compris que mon seuil de tolérance était plutôt de 20 jours. 25 jours, c’est un peu long pour moi.

Pouvez-vous nous parler de l’association Chemin d’Ecoles ?

Alexandre : Chemin d’Écoles, c’est une association dans le Nord qui soutient trois foyers hébergeant des enfants placés par la justice. Ils ont été sortis de leur famille par la justice parce que leurs familles ne peuvent plus s’en occuper. Et souvent, ils sont en déshérence, ils ne font pas leurs devoirs. Chemin d’Écoles fournit du soutien, de l’aide scolaire, et organise des sorties pour les enfants. Voilà, ce sont des enfants qui n’ont pas eu beaucoup de chance dans la vie, donc ça nous tient à cœur parce que ça passe par l’éducation des enfants.

Laurent : Et on a quand même levé 12 000 €. Merci à tous les contributeurs. On a aussi fait deux vidéos avec les enfants pendant la course. Là, c’était génial ! Ils étaient tous excités de nous voir, de nous poser des questions : « Alors, et vous faites caca ? ». Alors on a dû expliquer, on a montré le seau, tout ça, mais c’était rigolo. C’était vraiment sympa. Très, très sympa, c’est top. Donc voilà, ça aussi ça nous a motivés pendant toute la course et on était hyper fiers de porter ces couleurs-là. Voilà.

Alexandre : Donc on est contents d’avoir donné un peu de sens à ce qu’on faisait aussi pour les enfants.

Et maintenant, vacances pour vous ?.

Alexandre : Bah, jusqu’à mercredi quoi.

Laurent : Moi, j’ai juste un petit mot pour les organisateurs : vraiment, bravo ! Avant, pendant, après, c’est compliqué, et franchement c’est top. Et merci à Jean-Philippe et Thibaut d’être venus nous chercher. Je trouve que ça a un sens important, et bravo quoi. Bravo.

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