— 14. 05. 2026
— 14. 05. 2026

Flash : Jean-François Hamon 3e solo en Martinique

Jean-François Hamon (FESTA pour Aster) est le 3e solo à franchir la ligne d’arrivée de la Cap-Martinique ce mercredi 13 mai à 21h02 (locale). Le skipper a mis 23 jours 10 heures 02 minutes et 56 secondes pour parcourir les plus de 4 000 milles entre La Trinité-sur-Mer (Morbihan) et Fort-de-France (Martinique).

Comment te sens-tu ce soir ?

Jean-François : Comment je me sens ce soir ? Je me sens super bien, en forme, un peu en nage quand même. Oui, je me sens bien. Bon, par contre, le bonhomme, je pense qu’il a pris cher. Ça a été difficile. Ah oui, c’est un bateau qui est très physique et il y a des mouvements quand même. Je pense que les autres confirmeront, c’est brutal. Donc il faut se tenir, il faut faire attention à tout. C’est un bateau qui est physique, il faut être en forme.

Raconte-nous comment ça s’est fait. Est-ce que tu es content de cette place ? Tu es troisième en solitaire à passer la ligne, c’est ce que tu visais ? 

Jean-François : Au départ, s’il y a Alex, je suis deuxième, et s’il y a JP, je suis troisième, donc je suis super content de ma place ! Moi, je suis réaliste. C’est pour ça que maintenant, quand je cours en double, je demande à Alex de venir, comme ça au moins j’ai déjà gagné une place. Non, mais ils sont un cran au-dessus, il n’y a pas photo. Le bateau, il faut le maîtriser et l’apprendre. C’est un bateau que je viens d’avoir en octobre, je crois que JP qui me l’a livré. Donc après, il faut s’entraîner, il faut sortir. Il y a des accélérations de malade, c’est clair. Mais il s’arrête aussi brutalement ; quand tu vas chercher un truc et qu’il s’arrête, tu te retrouves vite fait dans la cuisine. Donc, il faut apprendre le bateau. La plage d’utilisation des voiles, je ne la connais pas. Là, je me suis fait avoir sur plein de coups. Et puis, quand tu mets une petite voile et que tu te trompes, il faut changer, c’est de l’énergie dépensée pour rien. Il faut découvrir le bateau. Mon ancien bateau, je l’ai gardé 5 ans et je le maîtrisais super bien. Je voyais l’angle, la force du vent, je savais ce qu’il fallait mettre. Là, je ne sais pas.

Tu as déjà fait plusieurs Cap-Martinique. Elle est différente celle-là ?

Jean-François : Ah oui, elles sont toutes différentes. Déjà, il y a eu la route ! On a visité le Maroc. Les pêcheurs marocains avec leurs lignes… ils ont quand même dû couper la ligne parce que je m’en suis pris une. En fait, je traînais un truc et au fur et à mesure que j’avançais, il y avait des choses qui sortaient de l’eau. À un moment, je me suis dit qu’il y en avait beaucoup, donc je me suis arrêté. C’était impossible à défaire ce truc-ci ! Il y avait un pêcheur à côté, je lui faisais des signes et il a fini par venir. Je lui dis : « Il faut que tu coupes. » Il me dit non. Je lui demande : « Tu es Marocain ou Mauritanien ? » parce qu’on était à la limite. Il me dit « Marocain ». Je lui réponds : « Oh, Marocain, super ! J’adore les Marocains, j’aime bien le Maroc ! Mais maintenant, tu vas couper. » Il me dit : « Non, non, je ne coupe pas. » Bon, je lui dis que j’allais m’en occuper, et là, j’ai sorti mon couteau. Il m’a dit : « Non, non, je coupe » et il a coupé ça proprement. Mais autrement… j’imagine JP qui s’est pris ça de nuit, lui !

Content d’être arrivée donc ?

Jean-François : Ouais, ouais. Et puis il y a les copains, ma femme, ma sœur, mon beau-frère qui est descendu du bateau… Il est là.

PARTAGER L’ARTICLE

+ d’actualités