Flash : Laurent Charmy et Grégoire Renet 5ème duo en Martinique
Laurent Charmy et Grégoire Renet (SL Energies V1D2 France Renouvelable) sont les septièmes à franchir la ligne d’arrivée de la Cap-Martinique ce mercredi 13 mai à 12h20 (locale). Le duo a mis 23 jours 01 heures 20 minutes et 52 secondes pour parcourir les plus de 4 000 milles entre La Trinité-sur-Mer (Morbihan) et Fort-de-France (Martinique).
Leurs réactions
Comment vous vous sentez là maintenant ?
Laurent : En pleine forme. Bon, on a fait une petite nuit quand même, hein. Bon, lui, il a beaucoup dormi.
Grégoire : …plus dormi que toi !
Laurent : Je n’ai pas beaucoup dormi, moi. J’étais à fond et donc bien voilà.
Grégoire : Il y avait pas mal de grains et de sargasses là à la fin. C’était dur.
Laurent : C’est vraiment dur. Mais on a bien géré le sommeil.
Grégoire : Ouais.
Laurent : Moi, je me sens en pleine forme. Toi aussi ?
Grégoire : Ouais, ouais, ouais.
Laurent : Et puis dans les manœuvres, voilà, on a progressé tous les jours parce qu’on a quand même fait… dans le golfe de Gascogne, on a failli à un moment donné rester à La Corogne, parce qu’on avait le spi dans l’eau et le mât a commencé à partir en arrière. Là, c’était vraiment chaud. Donc on a coupé la drisse. On a frisé la correctionnelle, mais ça nous a mis vraiment tout de suite d’équerre pour l’avenir. On a payé pour apprendre.
Grégoire : Moi, je ne voulais pas remonter dans le mât, déjà une fois, mais pas deux. Bon, après on a remis la drisse, on l’a montée une fois. Je peux quand même dire que j’ai eu la chance d’avoir un bateau préparé par V1D2, on n’a pas eu trop de soucis quand même. On a touché du bois, on voyait sur le groupe beaucoup de gens qui avaient des problèmes partout. Bon alors, il faut dire quand même qu’ils m’ont mis beaucoup de neuf, hein, ils ont quand même un peu lâché sur la carte blanche. Donc on est partis avec un bateau quand même fiable. En plus, c’est un bateau qui est quand même relativement fiable, un beau JPK 10.80. Il va falloir qu’on s’accroche sur les nouveaux bateaux, sur les 10.50, mais bon, on est juste derrière, on s’est accrochés. On pensait peut-être passer sur un malentendu, mais ils ont quand même été très vite. Félicitations aux vainqueurs, et félicitations surtout aux solitaires aussi, franchement…
Grégoire : C’est difficile en solitaire, ils ont bien géré, bravo.
À La Trinité, tu nous disais, Laurent, que tu savais votre position un peu d’outsiders avec un bateau un peu moins récent, mais vous vouliez essayer de pousser au max. On peut dire que c’est mission réussie là, quand même !
Laurent : Bah, le challenge était au moins d’être devant tous les bateaux pointus. On avait notre ancien propriétaire, Louis-Marie Dussere, qui nous suivait sur les réseaux. C’est vrai qu’on avait les Figaro, les 10.30 qui avaient gagné l’année dernière. Donc c’est vrai que vu la situation, il fallait quand même qu’on s’arrache.
Grégoire : C’était vraiment une transat avec beaucoup de portant, donc les 10.50 étaient vraiment dans leur élément. Sur un malentendu, on aurait pu avoir un golfe de Gascogne avec du près, et là pour le coup le bateau marche vraiment bien sur ces allures-là. Donc ça aurait pu être différent, mais c’est vrai qu’ils ont tellement bien navigué devant, les quatre, ils n’ont laissé aucune ouverture pour pouvoir revenir. On est super contents de ce qu’on a fait. On a fait une belle trace, les manœuvres se sont bien passées, on a toujours attaqué. Il a fallu attaquer. On était « safe » aussi quand il a fallu, voilà.
Comment s’est passé la vie à bord ?
Laurent : L’âge se révèle quand même, il y a une différence d’âge. Donc il a fallu quand même que je remette les pendules à l’heure, mais ça s’est bien passé. J’ai quand même la chance d’avoir un Greg de bonne consistance. Bon, moi je suis d’une bonne consistance aussi. J’ai cinq enfants, cinq garçons. Donc j’ai l’habitude ! Je fais la vaisselle, je range ses affaires, c’est toujours pareil. De toute façon, ça ne me change pas de ma vie de tous les jours et puis il faut le réveiller. Bon voilà, tout va bien. Puis après c’est particulier et puis souvent ils sont quand même dans des petits commentaires taquins : « Tu devrais faire plus, faire mieux ». Bah oui, je dois charbonner plus à mon âge que toi. Donc voilà. Mais bon après ça, ça s’organise, on est complémentaires. L’expérience d’un certain nombre d’années fait que de temps en temps, peut-être que j’ai des fois le bon mot pour lui dire comment faire. Et là, il m’écoute, mais c’est rare, hein !
C’est quoi le programme maintenant en Martinique ?
Laurent : Bah là, on va continuer. On a le projet de faire la transat au mois de janvier. Là, on rentre le bateau par cargo. Ensuite, il y a la Cowes-Dinard et puis ensuite la Dream-Cup, et après la Transat RORC. On reviendra l’année prochaine pour la Caribbean 600 pour découvrir tout ça, tant qu’on a un bateau qui est fiable et qui fonctionne. Donc, on est partis sur 2 ans en partenariat avec V1D2. Je leur dis maintenant : là, il va falloir venir me voir dans mon bureau !
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