Dans les coulisses de la Cap-Martinique : ces bénévoles qui font vivre la course
À quelques mois du départ de la 3ᵉ édition, la Cap-Martinique se construit déjà loin de la ligne de départ et des cartes météo.
Derrière chaque association mise en lumière, chaque tente montée sur le village, une équipe d’une vingtaine de bénévoles s’active. Discrètement. Efficacement. Avec conviction.
Parmi eux, Sophie et Pierre-Henri Amalric ont rejoint l’organisation cette année. Un engagement presque naturel pour ce couple qui connaît déjà la course de l’intérieur.

Les bénévoles de l’édition 2024 – © Jean-Marie Liot / Cap-Martinique
De concurrents à bénévoles
Pierre-Henri a pris le départ à deux reprises, dont l’une avec sa fille Séverine. Cette course étant courue par des amateurs, cela devient très souvent une aventure familiale. C’est donc tout naturellement que Sophie l’a accompagné dans cette épopée. La bascule vers l’organisation s’est faite sans hésitation.
“C’est une ambiance. On a participé deux fois à la course en tant que concurrent. Il y a une véritable atmosphère, perçue par les concurrents grâce à l’équipe bénévole. Quand j’ai décidé d’arrêter les transats et qu’on nous a proposé de rejoindre l’équipe, on n’a pas hésité une seconde”, confie Pierre-Henri.
Sophie se souvient aussi de cet accueil particulier :
“Aux deux arrivées, j’étais toute seule pour Pierre-Henri, donc j’avais l’impression d’être encore plus accueillie par les bénévoles. Et ça nous permet aussi de voir un autre aspect de la transat, côté organisation.”
Un regard différent, mais le même esprit.
Une organisation structurée… et profondément humaine
La Cap-Martinique est portée par une équipe de bénévoles coordonnée par les organisateurs, Thibaut Derville et Jean-Philippe Cau. Chacun a un rôle défini, des missions précises, des réunions régulières. Rien n’est laissé au hasard. Pierre-Henri travaille cette année sur la coordination du village départ, aux côtés de Jean-Luc Scoarnec :
“J’ai la chance de travailler avec Jean-Luc, qui est à la manœuvre depuis deux ans. Il est très ancré à La Trinité, il connaît, il a les réflexes. C’est une vraie chance pour moi, car sans lui j’aurais été un peu débordé.”
Tous les quinze jours, ils se retrouvent pour faire le point. Anticiper. Ajuster. Organiser. Le village départ, justement, représente une séquence intense.
“En tant que concurrent, je vois bien que c’est dix jours non-stop sur place. Cette année, ce sera très intense, probablement une semaine complète en 7 jours sur 7. J’ai déjà travaillé dans l’événementiel : il faut savoir résoudre les problèmes rapidement si besoin.”
Sophie, de son côté, coordonne le lien avec les associations représentées par les skippers, pilier fondateur de la course.
“On est en contact avec Pascale (Verwaerde) et France (Bonduelle). On s’assure que les équipages ont bien trouvé leur association, qu’ils nous fournissent les contenus dont on a besoin, et on voit comment mettre en valeur les associations sur les villages départ et arrivée, et pendant la course.”
Des réunions régulières, une répartition claire des rôles, et une vigilance permanente pour que chaque association trouve sa place.
“Tous les concurrents ont trouvé leur association par eux-même cette année, et certains sont vraiment très impliqués, parfois même jusqu’à la récolte de fonds.”
Un esprit à part
Ce qui frappe chez les bénévoles de la Cap-Martinique, ce n’est pas seulement l’efficacité. C’est l’atmosphère.
“L’aventure humaine, c’est quelque chose d’énorme quand on n’est pas pro du domaine. Le départ de chaque bateau, les embrassades… c’est très touchant”, explique Sophie. Pierre-Henri quant à lui, parle d’un choc positif :
“Quand tu côtoies ce groupe, c’est presque un choc de naturel sincère et accueillant. Ce sont des gens avec qui on a tout de suite envie d’être copains.”
Cette proximité fait partie de l’identité de la course. Une transatlantique exigeante, mais portée par une organisation accessible, où chacun connaît les visages et les prénoms.
Le moment suspendu
Si la préparation occupe des mois entiers, tout converge vers quelques instants clés. Pour Pierre-Henri :
“Le départ. Le premier lâcher des amarres. Les bateaux qui partent un par un du ponton. Et ensuite la remise des prix en Martinique aussi, c’est une vraie fête.”
Pour Sophie :
“Le départ aussi. En tant que bénévole, j’ai hâte d’être à ce moment où on aide chaque bateau à quitter le ponton. Et à l’arrivée, accueillir les bateaux, ceux qu’on connaît plus ou moins.”
Ces gestes simples (tenir une amarre, installer une tente, organiser un espace) construisent l’événement autant que les milles parcourus.
La Cap-Martinique se joue sur l’Atlantique.
Mais elle se prépare d’abord à terre, grâce à celles et ceux qui, dans l’ombre, font vivre l’esprit de la course.
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