— 23. 04. 2026
— 23. 04. 2026

Les news du bord – 23 avril

Gregoire Despretz – 20 ans 1 projet

Troisième journée :

Ce qui me surprendra toujours ce sont les changements de vent et de mer plusieurs fois par jour et en l’espace de quelques minutes.
Tu penses te poser un peu…et c’est reparti de plus belle!
Traversée de la petite dorsale ce matin, plus un souffle d’air, le bateau tournicote dans tous les sens pour essayer de récupérer un peu de vent…puis 10 minutes plus tard, je me retrouve dans 20 noeuds au près ! J’ai passé une bonne partie de la journée à la barre, au près dans des conditions musclées et dans une mer chaotique. Mais avec l’objectif de rallier l’Espagne au plus vite. Le bateau est penché, difficile de se déplacer donc ça sera un repas à base de tomates cerises et une barre de céréales qui traînait !
On s’est bien fait secouer puis le ventilateur s’est arrêté quelques minutes! Pour repartir dans l’autre sens, vent portant donc!
Me voilà cette nuit sous spi pour essayer d’arriver demain matin au large de La Corogne . Là il y a 19/22 noeuds de vent mais il devrait s’arrêter en début de matinée pour nous laisse cuire sous le soleil espagnol toute la journée !
Repas du soir:
Tartiflette
Banane
Je vous embrasse et retourne à la veille!

Jerome et Loic Apolda – Fastlane

On attaque le golfe de Gascogne sous spi, après une petite séance de couture pour réparer son zip.

Le vent monte vite au-delà de 20 nœuds, avec jusqu’à 30 annoncés. La mer devient croisée, très abrupte, et nous oblige à affaler le spi pour garder le bateau sous contrôle.

On laisse sans doute quelques places au passage, mais l’objectif reste clair : arriver en Martinique. Alors on préserve le bateau, et on se préserve aussi.

La nuit de mardi à mercredi est marquée par des orages. Les éclairs restent heureusement à distance, mais les rafales montent jusqu’à 35 nœuds. Dans ces moments-là, c’est une bonne dose d’adrénaline, avec des pointes de vitesse jusqu’à 16 nœuds.

Maxime Breuvard – SOS Prema

Les jours et les nuits ne se ressemblent pas sur la Cap Martinique ! Cette nuit belles glissades sous spi avec de jolies pointes à 12/13 noeuds, des empannages à double tangon au clair de lune, et puis ce matin, plus rien, le vent est tombé ! On a le temps d’admirer les magnifiques côtes espagnoles mais on en demandait pas tant! Le cap Ortegal est passé, je suis actuellement devant la Corogne et j’essaie d’avancer péniblement vers le Cap Finistère. Les concurrents directs ne sont pas très loin et on surveille constamment celui qui aurait trouvé un peu d’air. Un peu de rangement, un apertisé avec un peu de frais tant que j’en ai et puis je retourne chasser les souffles d’air.
Bonne journée à tous

Philippe Benaben – Platypus Dessine Moi la High-Tech

J3
En arrivant au Cap Finistère, à l’endroit où il y a une petite accélération de vent. le bateau part en tas sans raison. Je prends la barre, il n’y a plus de pilote.
Je redresse la barque, réenclanche le pilote. Rien. il est déjà enclanché… sauf qu’il n’y a rien.
Bon j’affale le spi à la One Again, la barque en vrac en travers. je ramène tout le chiffon sans dégats. puis, je mer le bateau à la cape.
Je prévient la DC avec le bouton. Je passe un message sur le 16 (il y a du monde, entre les pêcheurs, cargo, vous, …), Le MRCC m’appel…
Je plonge dans le compartiment arrière  : Support de pilote principal décollé du fond de la coque.
Bon, j’installe le pilote de secours, reconfigure le bus NKE, j’enlève le verrin principal avant  qu’il ne casse tout dedans.
Le verrin ne marche pas. Connexion électrique oxydée (alors que je l’ai testé avant le Fastnet). après quelques plongés, ça remarche.
J’appel le MRCC.
Bilan 2h de perdues.
Un pilote moins performant et qui consomme plus.
et j’ai même perdu la vitesse fond (là, c’st mystère..) déjà que je n’ai plus de vitesse vent….

Pierre Grippon & Guillaume Pinta – Green Sanctuaries

News de Green Sanctuaries : début de course engagé. Rapidement, le vent monte et finit par s’établir autour des 30 nœuds. Le premier bord se fait de travers, donc assez confortable..
La vitesse est bonne, mais pas assez pour maintenir le rythme des concurrents. Au passage de la première marque BXA (Rayan), nous empannons pour prendre l’option nord dans le golfe de Gascogne.
Rapidement, nous envoyons notre plus grand spi symétrique, et c’est parti pour de belles glissades. Le vent se renforce pour finir à 30-33 nœuds sous spi. Ça bombarde !
Le bateau se comporte très bien malgré les conditions engagées et une mer formée. Nous arrivons même à dépasser quelques copains !
Nous avons eu quelques problèmes : lors d’une manœuvre à l’avant, en m’agrippant au balcon, je l’ai complètement arraché. Il m’est resté entre les mains. Il a fallu réparer tout ça. Pas évident à l’avant du bateau dans ces conditions musclées.
Au bout d’environ 45 minutes, le problème était résolu… et moi complètement cramé.
Pour le reste : une latte cassée dans la voile d’avant, une drisse de spi abîmée, et la main droite légèrement éclatée par l’écoute de grand-voile lors d’un empannage sauvage. Pour le moment, c’est tout..
Heureusement, nous avons tout ce qu’il faut pour réparer à bord. La route est encore longue, nous restons concentrés.

Veronique Ansel & Morgane Robin – Les Elles du Large

Un Golfe de Gascogne, sportif, technique et magnifique à la fois pour le début de course.

Lundi 17h, ça y est, la course est partie de la Trinité-sur-Mer pour de bon, après le décalage du départ. Un départ moins en fanfare que la parade improvisée de dimanche : moins de public, plus calme, plus intimiste, et l’impression de dire aurevoir à une bande copains plus qu’à des concurrents « on se retrouve tous en Martinique ! ».
On franchit la ligne de départ et la flotte prend la direction de BXA, nouvelle marque de parcours ajoutée par le comité de course, au large de l’embouchure de la Gironde. Sur un long bord au reaching, on laisse Houat et Heidic sur tribord, puis à la nuit tombée la flotte se divise en deux, ceux qui passent intérieur Île d’Yeu pour avoir un peu moins de mer, et ceux qui passent extérieur pour être plus en ligne direct et avoir un peu plus de vent. Nous faisons partie de ce deuxième groupe, ce qui a plutôt payé pour nous. La première nuit est comme annoncée, assez difficile, nous naviguons dans un vent établi à 30 nœuds avec des rafales jusqu’à 37 ! Une belle entrée en matière… on est trempées par les vagues sur notre petit bateau (le plus petit de la flotte !) mais on ne lâche rien toute la nuit, c’est un bon bord de sanglier comme on dit, mais sur lequel on reste prudentes en réduisant la voilure à temps. Pas question de casser du matériel dès le début de la course qui est encore longue ! On fini avec notre J3 (petit génois) et 2 ris dans la grand-voile.
On enroule BXA mardi matin, malheureusement en s’étant fait un peu distancer par le plus gros de la flotte, dont les bateaux sont plus performants, surtout dans ces conditions. Ensuite direction le Cap Finisterre. Le vent s’étant calmé on envoie le spi. Épuisées de notre nuit, la journée passe bien vite et nous voilà à nouveau de nuit, avec un vent forcissant à nouveau jusqu’à une trentaine de nœuds et en prime un temps très orageux. On surveille avec attention l’emplacement des grains sur les prévisions météo et on adapte notre route en fonction mais malgré ça on se retrouve vite entourées d’orages. Le tonnerre gronde et les nuages s’éclairent toutes les 10 sec. De temps en temps, quelques éclairs descendent des nuages jusqu’à la mer, leur gerbe de lumière offrant un spectacle aussi saisissant qu’inquiétant. Un orage violent se rapproche de plus en plus de nous et on prend la fuite vers l’ouest, espérant qu’il se déplace sur une trajectoire nord-est comme souvent dans cette zone. C’est le cas et on y échappe. On contournera habilement 2 autres orages cette nuit là.
En fin de nuit, fatiguée, Véro fait chauffer de l’eau et dans une mer qui remue toujours bien, elle sauve la bouilloire mais pas ses côtes..!
On poursuit tout de même notre route.
Mercredi et jeudi les conditions sont meilleures, avec en moyenne 15 nœuds au portant. Et la nature nous offre un beau spectacle, on voit des dauphins par dizaines, que ce soit des dauphins communs ou grands dauphins, qui restent jouer avec notre étrave. Jeudi matin on a aussi la visite de 2 hirondelles et un moineau, qui viennent se poser quelques heures sur le bateau. Et les couchers et levers de soleil sont particulièrement beaux.
Quelques galères aussi, notre spi médium qui s’est déchiré dans la nuit d’un coup, par seulement 15 nœuds de vent et sans erreur de notre part. Il faut dire qu’il n’était pas tout jeune… donc une couture a fini par lâcher. On a aussi pris un gros déchet de pêche dans le safran, qui nous a stoppé net et qu’il a fallu réussir à enlever. Heureusement une marche arrière a suffit, on n’était pas très motivées pour plonger !
Certains de nos concurrents ont de gros dégâts à déplorer : grand voile déchirée, perte de pilote automatique, foudre sur les aériens… les contraignant à abandonner ou faire escale pour réparer.
Place maintenant à la pétole pour passer le Cap Finisterre, ça va être assez long. On a fait le choix d’aller un peu plus au nord que nos concurrents pour garder du vent plus longtemps, mais ça nous fait aussi faire plus de route, à voir si ça va payer !
Les Elles du Large

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