— 09. 04. 2024
— 09. 04. 2024

“La Cap-Martinique est une super vitrine pour notre département” Jimmy Pahun, député de la 2è circonscription du Morbihan

Pour commencer, pouvez-vous vous présenter brièvement ? 

Je suis Jimmy Pahun, député de cette très belle circonscription du Morbihan qui s’étend de la rade de Lorient jusqu’à l’entrée du golfe du Morbihan. J’ai aussi eu une vie de navigateur par le passé. J’ai eu le bonheur un jour de gagner une transat sur ce genre de bateau.

Justement vous avez été skipper de course au large pendant plusieurs années, vous savez que partir pour une transat, c’est forcément une sacrée préparation, un vrai engagement et souvent beaucoup d’émotions. Qu’est ce que cela vous évoque qu’une centaine d’amateurs se lancent un tel défi ?

Ça m’évoque l’envie déjà de se surpasser, de se dépasser, car vous avez raison, on ne traverse jamais l’Atlantique facilement. On a toujours des moments difficiles, toujours des moments de doute. On a toujours des moments où on a presque envie de rentrer. On ne se rend pas toujours compte de la montagne qu’on a à franchir. Évidemment, les images sont toujours les mêmes : il y a le mauvais temps, le froid, l’humidité, les relations avec le coéquipier, la coéquipière. Il faut toujours mettre ça sur le haut de la pile. Traverser l’Atlantique est une très belle expérience humaine. Le gros avantage de cette traversée vers la Martinique, ce que ce sont d’abord d’amateurs. Ils savent pourquoi ils s’engagent, ils savent le prix qu’il en coûte, et puis ils ont une expérience professionnelle, une expérience de vie qui leur permet peut-être de parfois être plus tolérant avec l’autre. Au contraire, ça tire sa coéquipière et son coéquipier vers le haut et vers le meilleur, parce que ça reste une compétition.

Ils sont tous amateurs, mais parmi eux, il y en a aussi qui s’aligne sur la course en solitaire. C’est pareil, c’est un engagement énorme !

Ça n’a rien à voir. Il y a 100 concurrents, 60 bateaux. C’est quand même assez génial. Naviguer en solitaire, il faut aimer ça, il faut aimer la solitude, c’est une évidence. Et je sais que moi, j’ai essayé deux fois de faire des courses en solitaire. En partant, j’ai su que ce n’était pas un format qui me correspondait. C’est vraiment un état d’esprit très différent. En double, on se complète. Le solitaire, il faut savoir tout faire tout seul. C’est un challenge encore plus relevé.

Chaque bateau porte une cause dans sa voile, on vous sait très engagé en faveur d’un futur plus durable, c’est un facteur qui joue sur votre attachement à cette course ?  

Je trouve que c’est la grande idée de la Cap-Martinique : chaque bateau est engagé pour une cause. Il y en a un que je regarde d’un peu plus près, celui engagé pour la cause « Pass Coque », qui veut redonner vie à des anciens bateaux ne naviguant plus et remettre en avant le goût de la godille. On a installé sur les pontons un poste de godille pour apprendre à la jeunesse comment on pouvait se mouvoir dans les ports. 

Deuxième chose qui fait le petit plus de la Cap-Martinique : les organisateurs et les bénévoles, tous des gens du Nord. Il y a une sympathie, une bienveillance, une gentillesse sur cette course. Pourvu que ça dure, car c’est le plus important.

Vous êtes originaire du Morbihan, le départ d’une transat à La Trinité-sur-mer c’est une belle vitrine pour le département ?

C’est la deuxième édition de la Cap-Martinique. C’est une super vitrine pour notre département, pour la voile, parce qu’ils partent tous à la voile. Donc, ils vont traverser sans consommer beaucoup d’énergies. Il faut que le département continue le plus possible dans cette dynamique. Le maire et les élus de la Trinité-sur-Mer sont passionnés de bateaux. Je crois que toutes les parties – tant le département que la communauté de communes – sont investies dans cette Cap-Martinique. Pourvu que ça dure, qu’on soit heureux et qu’on travaille tous bien ensemble !

Et enfin, avez-vous un petit mot à transmettre à tous les participants ?

Bon vent, bonne mer et faites-vous plaisir !

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