Jean-Philippe Germain et Jérôme Viaud 22ème duo en Martinique
Jean-Philippe Germain et Jérôme Viaud (Les Liens du Coeur) sont les vingt-huitièmes à franchir la ligne d’arrivée de la Cap-Martinique ce samedi 16 mai à 15h00 (locale). Le duo a mis 26 jours 04 heures 00 minutes et 03 secondes pour parcourir les plus de 4 000 milles entre La Trinité-sur-Mer (Morbihan) et Fort-de-France (Martinique).

Comment s’est passée cette transat ?
Jean-Philippe : J’arrivais de nuit à chaque fois. Donc là, c’est un bonheur d’arriver de jour et de voir la côte, et de pouvoir voir l’arrivée aussi.
Jérôme : Vraiment, dans l’ensemble, c’était bien. On a bien apprécié. C’était un peu dur parce que, comme tout le monde a dû le dire, les vagues partaient un peu dans tous les sens par rapport au vent. Nous, on a pris une route assez médiane, on avait un petit peu moins de vent que les gens au sud. Mais c’était un choix parce que notre bateau ne marche pas très bien, du coup ça s’est bien passé. Très long évidemment, comme tout le monde, et on a vu beaucoup d’îles. Et ça, c’était un bonheur aussi, parce que je ne l’avais jamais fait moi, et traverser Fuerteventura et tout ça, c’était magnifique. Longer la côte, c’était magnifique aussi.
Comment ça s’est passé tous les deux à bord ?
Jérôme : Alors, est-ce qu’on peut ne pas parler de cette question ? (Rires) Non, non, ça s’est très bien passé. Il n’y a eu aucun problème. C’est le deuxième bateau qu’on a ensemble. On se connaît, on connaît nos défauts, nos limites, on est assez complémentaires. Du coup, ça se passe plutôt bien. Voilà. Honnêtement, on a des compétences assez différentes. Du coup, on ne se marche pas trop sur les pieds. Je ne dis pas qu’il n’y a pas de petites discussions parfois, mais honnêtement, c’est cool. Je ne sais pas comment tu l’as vécu, toi ?
Jean-Philippe : Non, non, c’est tout à fait complémentaire. Ça va, honnêtement, c’est bien.
Je crois que sur votre coque, vous avez une asso…
Jérôme : On a communiqué avec eux tous les jours. C’est une association qui est à Bordeaux, attachée à l’hôpital cardiologique Haut-Lévêque, pour les enfants qui sont opérés du cœur. C’est une asso qui prend en charge tout ce qu’il y a autour : l’hôtellerie pour les parents, les transports, le côté psychologique aussi pour les enfants pour les décharger, pour que les opérations se fassent dans les meilleures conditions. Et ces gens-là qu’on a rencontrés, qu’on soutient, c’est une super association qui existe depuis 1994. C’est un grand centre de cardiologie, donc cela draine des gens un peu de la Gironde, mais il y a aussi des gens qui viennent de l’étranger, donc c’est bien de pouvoir voir tout ça. On est contents d’avoir fait ça pour les soutenir. On n’a pas voulu être trop pollués par les réseaux sociaux, mais là on va voir tout ce qu’on a eu comme encouragements. Je crois qu’ils étaient très contents d’avoir des nouvelles tous les jours, ça leur a donné un peu de rêve. Ils ont partagé.
Vous avez trouvé ce que vous veniez chercher sur cette course ? Quel était l’objectif ?
Jérôme : Je n’avais jamais fait de transat, je voulais en faire une. Mais celle-ci, je pense qu’elle était un peu particulière parce qu’elle était longue, elle était quand même difficile. Sur le moment, c’est dur, mais après, pour les souvenirs, c’est extraordinaire parce que c’est une vraie aventure. Je pense qu’il n’y en a pas tant que ça. Lui, il a déjà fait deux fois la Transquadra en deux étapes, ce n’est pas pareil.
Jean-Philippe : Oui, c’était vraiment une aventure un peu comme une traversée du désert quand on sait qu’on part et on ne sait pas comment. Dès le départ, c’était retardé, on savait qu’on allait avoir un temps difficile. On a quand même eu beaucoup de vent les deux premiers jours, après on a eu la pétole. Après non, c’était très varié. Une fois qu’on est sur les rails de l’Atlantique, on traverse, et là c’est la vitesse du bateau qui fait la différence. Il y a moins de tactique on va dire, même s’il y a des gens qui sont partis plus sud que nous. Dans l’ensemble, c’était super, c’est tout à fait ce qu’on recherchait.
Et maintenant, c’est les vacances ?
Jérôme : Ben, on avait prévu une semaine, et là on est plutôt à l’arrache vu qu’on a des professions libérales. Moi, mercredi, je travaille. Tous les deux, on travaille mercredi. Ouais, il faut souffler, mais il faut quand même ranger le bateau, faire le marin… Mais bon, ça va, on ne va pas se plaindre. On a passé 4 semaines sur l’eau, une semaine de préparation à La Trinité, ça fait un bon break.
Avez-vous l’envie de re-signer pour une nouvelle transat ?
Jérôme : Non, je ne sais pas. On l’a fait, c’est bien. Ça demande beaucoup d’énergie dedans. Des moyens aussi, ce n’est pas rien. Et puis les familles aussi qui acceptent. Ils font des efforts, des concessions, donc il faut y aller pour tout le monde, ne pas être trop égoïstes vis-à-vis de la famille maintenant.
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