— 15. 05. 2026
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Flash : Pascal Tuffier et Mary Boinet 12ème en Martinique

Pascal Tuffier et Mary Boinet (Cœur en Liberté) sont les douzièmes à franchir la ligne d’arrivée de la Cap-Martinique ce jeudi 14 mai à 21h49 (locale). Le duo a mis 24 jours 10 heures 49 minutes et 23 secondes pour parcourir les plus de 4 000 milles entre La Trinité-sur-Mer (Morbihan) et Fort-de-France (Martinique).

Leurs réactions

Comment allez-vous ce soir ? On sent que vous êtes contents.

Pascal : Ah oui, carrément. C’est un bonheur immense d’être arrivés entiers, sans trop de dégâts sur le bateau. Il y a bien quelques petits soucis, mais c’est super. Je pense que la première victoire, c’est déjà d’être arrivés entiers. Je tiens surtout à remercier plusieurs personnes. D’abord ma femme, parce que préparer une transat comme celle-ci, ce n’est pas rien. Cela demande du temps, beaucoup d’organisation, et elle a supporté tout cela pour me laisser vivre ma passion ; c’est énorme. Le deuxième grand merci, c’est pour Mary. Mary a débarqué dans ma vie il y a cinq mois. Nous avons fait nos qualifications, nous avons tout préparé et nous avons réussi à traverser l’Atlantique ensemble, c’est tout simplement magique. Donc un grand merci à toi Mary, parce que sans toi, si je ne t’avais pas rencontrée, on ne serait pas là.

Comment s’est passée la cohabitation à bord pour tous les deux ?

Pascal : Super ! Nous avions tous nos codes, donc pas besoin d’en dire plus : les choses étaient claires et précises, on savait quoi faire.

Mary : Cela s’est fait naturellement, en fait. Il n’y a eu aucun couac, aucun problème, ni aucun malentendu.

Racontez-nous comment cela s’est passé pour vous. Est-ce que ça a été difficile ? Quels ont été les moments de plaisir ?

Pascal : Je pense que c’est un immense bonheur de pouvoir naviguer comme cela sur les océans. Tout le monde me dit que c’est toujours pareil, mais non, ce n’est pas la même chose : il y a plein de couleurs différentes, plein de choses à voir. D’un point de vue de la course, la première nuit a été un petit peu agitée, mais pour nous, cela s’est plutôt bien passé. Tout schuss jusqu’au Cap Finisterre, ça s’est bien passé. Après, nous avons eu un peu plus de mal tactiquement. Nous n’étions pas forcément au point, mais cela fait partie de la course et il y a des concurrents très bons devant nous. C’est ce qu’il faut se dire : ce sont des marins qui en ont l’habitude. Et puis après, nous avons eu une descente magnifique sous spi pendant je ne sais combien de temps ; c’était magnifique.

Mary : Oui, franchement, c’était une expérience incroyable, d’autant plus que c’était notre première transat. C’est une belle expérience pour mon âge et je remercie Pascal, parce que ce n’était pas prévu. Cela a représenté beaucoup d’apprentissage et de découvertes. C’est franchement un beau bagage pour la suite. Je remercie aussi l’organisation, car c’est une belle course et une bonne école pour l’avenir.

C’est quoi la suite ? Tu as envie d’en refaire une autre ?

Mary : Eh bien, pourquoi pas !

Et puis, il y a l’association « Coeur en Liberté » qui est avec vous. Est-ce que vous pouvez nous en parler un petit peu ?

Mary : Oui, bien sûr. L’association « Coeur en Liberté » trouve des logements pour les enfants malades afin qu’ils puissent profiter de vacances en famille, passer un peu de temps de répit et oublier le côté médical qui est parfois très présent dans les familles. C’est un beau geste et pour nous, cela donne beaucoup de sens à notre course. De plus, la veille du départ, nous avons eu le plaisir d’emmener un enfant malade sur le bateau pour lui faire faire un tour dans la baie. Je pense que ce sont des souvenirs inoubliables.

Et maintenant, place aux vacances ?

Pascal : Un petit peu de vacances, oui quand même ! On va profiter de la Martinique, je ne connais pas. Il y avait bien l’avion pour venir, mais nous, nous avons choisi le bateau ! Voilà.

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