— 07. 05. 2024
— 07. 05. 2024

Flash : Maxime Paul vingtième à Fort-de-France

Maxime Paul (Ehpad Saint Bernadette ) est le vingtième  à franchir la ligne d’arrivée de la Cap-Martinique ce mardi 7 mai à 02h41m37s (locale). Le skipper solo a mis 22 jours, 17 heures, 47 minutes et 37 secondes pour parcourir les 3 800 milles entre La Trinité-sur-Mer (Morbihan) et Fort-de-France (Martinique).

C-M : Comment ça va ? Quel est ton ressenti ?

Ça va très bien, pas trop de fatigue ressentie pour le moment. Je pense que ça viendra dans les jours à suivre. Très content d’arriver, la fin au large de la Martinique c’était incroyable, il y avait la mer, le vent, tout ce qu’il fallait et quelques sargasses qui se sont pointées, mais pendant 3-4 heures, incroyable et ça finit très bien le périple.

C-M : À quoi avez-vous pensé pendant ces derniers milles ?

J’ai eu un épisode ce matin. Quand je me suis levé, il y a eu un lever de soleil couleur vénus, orange, jaune avec une brume. Donc je filme, j’allume ma caméra et j’éclate en larmes car j’arrive au bout du truc. Pendant 22 jours, t’es concentré sur ce que tu fais et là, au réveil, t’as pas tes défenses, t’as rien, et tu exploses. Après, j’ai barré et j’ai repleuré en barrant et en écoutant “You’ll Never Walk Alone”. Ça faisait penser aux copains qui me soutiennent et on pense à ça notamment sur les dernières heures!

C-M : D’un point de vue sportif, qu’est-ce qui vous a marqué sur cette traversée ?

J’ai trouvé qu’on avait pas mal de vent, comparé à l’édition de 2022. J’ai l’impression d’avoir eu plus de vent. Niveau sportif, je suis assez content. Normalement, je fais 5ème si je ne me trompe pas. J’avais calculé le temps de Paolo et j’avais regardé 4h TU, ça pouvait le faire si le vent se maintenait et non, ça ne s’est pas passé. Et j’avais un autre objectif qui était de jouer avec les autres JPK 10.10. Bon, Régis est complètement intouchable et bravo à lui. Et il y avait d’autres 10.10 et j’étais content de bagarrer avec eux.

C-M : Est-ce qu’il y a quelque chose de difficile ou, au contraire, de facile qui vous aura étonné pendant cette traversée ?

La vie tout seul, ça s’est très bien passé. J’ai beaucoup mieux dormi tout seul qu’en double parce que, en double, l’autre n’attend qu’une chose, c’est que tu sortes de ta banette pour te remplacer. Alors, quand t’es tout seul, tu dors et sur une fenêtre de 6h, tu peux dormir 6h. Le truc difficile, c’est de dîner seul le soir pendant 3 semaines. Ça c’est pas cool. Et juste à la fin, j’étais content car j’ai retrouvé des podcasts sur mon téléphone. J’écoutais le “Into the Wind” de Thomas Coville qui dure 6h donc ça m’a fait mon mercredi quand on avait la dépression à passer. Et après, j’avais plus rien et j’ai trouvé des trucs derrière. J’étais content. Ça fait autre que de la musique à entendre, des voix, des phrases, des réponses.

C-M : Qu’est-ce que vous allez faire maintenant ?

Eh bien, je ne sais pas. S’il y a un truc qui m’avait marqué en 2022 et que je vais refaire, c’est de marcher dans l’herbe et ça me manque. J’ai les mains complètement moites avec l’humidité donc dormir avec une clim et quelque chose de bien sec, ça sera déjà pas mal !

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