— 18. 05. 2026
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Flash : Louis Ajacques et Eliott Gourvil 28ème duo en Martinique

Louis Ajacques et Eliott Gourvil (Pierre Claver) sont le vingt-huitième duo à franchir la ligne d’arrivée de la Cap-Martinique ce lundi 18 mai à 05h29 (locale).

Leurs réactions

Quel est le premier sentiment qui vous traverse l’esprit là, maintenant que vous êtes arrivés ?

Eliott : Moi, j’ai une espèce de sourire béat qui ne me quitte pas. C’est un bonheur ultime. Tout se mérite, c’était dur. Chaque jour était une surprise, une aventure, y compris le dernier où nous n’avons rien vu venir. On s’est dit : « Bon, c’est bon, c’est tranquille, la vie est belle. » Et là, nous avons eu ces six heures intenses, mais c’est ce qui rend ce moment encore plus beau ! C’est génial d’avoir nos parents qui sont là pour nous voir. Donc nous sommes trop contents.

Louis : Oui, il y a un vrai sentiment de plénitude. C’est vrai que ça fait longtemps que l’on travaille sur ce projet. Il y a eu des hauts et des bas, plein de galères. Nous avons dépensé beaucoup d’énergie et de temps. Donc arriver ici, c’est une vraie victoire, tout comme prendre le départ était déjà une victoire. Nous sommes super contents, super heureux et voilà, il n’y a plus qu’à en profiter !

Comment s’est passée la vie à bord tous les deux ?

Eliott : Eh bien, pas mal, non ?

Louis : Oui, trop bien. En vrai, on se connaît très bien avec Eliott. Nous avons déjà vécu plein d’aventures ensemble, mais c’est vrai que là, c’était trente jours dans un tout petit espace. Nous avions chacun un peu nos sensibilités, mais on se comprend très bien, donc ça a très bien fonctionné. Nous nous étions pas mal préparés en amont pour identifier nos besoins, notre façon d’être et de réagir au stress. Il y a eu pas mal de situations où, par exemple, on sentait qu’il fallait du calme, alors on laissait l’autre dans sa bulle. Dans les moments chauds, nous nous sommes plutôt très bien comportés. Il y a eu une bonne répartition des tâches : c’est Eliott qui monte au mât, qui plonge sous la coque et qui fait la cuisine, et moi je fais la vaisselle. Chacun fait sa part et ça se fait très bien.

Eliott : Louis fait avancer le bateau, et moi je le ralentis !

Vous pouvez nous parler un petit peu de votre association Pierre Claver ?

Louis : Oui, carrément. C’est une association qui accueille des réfugiés statutaires en France. En fonction de la situation géopolitique, ce sont des Ukrainiens, des Afghans ou des Syriens. Ce sont des promotions d’une centaine d’étudiants par an. Cela fait trois ans que nous sommes à leurs côtés et nous les emmenons notamment faire des week-ends en mer à Belle-Île. Nous adorons ces moments-là, il y a beaucoup de partage et d’amitié, c’est vraiment super. Je voulais aussi dire un mot pour Benoît, un très bon ami qui a initié ce projet. C’est avec lui que j’ai récupéré le bateau il y a quatre ans. Il devait faire la Cap Martinique, mais il n’a pas pu participer, j’ai donc une grosse pensée pour lui. C’est un projet collectif et il sera sûrement de la partie pour la prochaine édition. Donc voilà, Benoît, si tu nous écoutes, cette arrivée est pour toi aussi !

Eliott : Exactement, je confirme tout. Nous voulions aussi dire merci aux organisateurs, car c’est une course fantastique. Nous permettre, à nous autres amateurs et passionnés qui regardons le Vendée Globe et la Route du Rhum, de nous inscrire et de traverser l’Atlantique, c’est nous permettre de vivre un rêve. Il y a une ambiance de dingue. Le groupe WhatsApp est fou ! Au début, on n’osait pas trop poser de questions, on avait un peu le sentiment de ne pas être à notre place. Mais en fait, il y a eu un accueil formidable du premier au dernier, tout le monde est le bienvenu. Nous nous sommes fait énormément aider de façon hyper spontanée par toute une partie de la flotte. Même les professionnels disaient que c’était une course à part, et nous, à notre petite échelle, nous le confirmons, c’est fantastique. Donc merci Thibaut, merci Jean-Philippe, et on espère qu’il y aura d’autres éditions.

Maintenant que vous êtes arrivés en Martinique, quel est le programme ? 

Louis : Moi, j’avais rendez-vous avec mon patron lundi matin à 9h à Paris, donc je crois que c’est maintenant ! Non, mais ça va être comme sur le bateau : boire, manger et dormir. Boire un peu mieux, manger un peu mieux et dormir un peu mieux pendant deux ou trois jours. On va bien en profiter !

Eliott : Exactement. Moi, je vais rentrer vite à Paris parce que ma femme s’est beaucoup investie. C’est vrai que ce sont des projets assez personnels. Elle a beaucoup donné, et c’est bien que je rentre vite à Paris pour la retrouver et lui accorder de mon temps.

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