— 07. 05. 2024
— 07. 05. 2024

Flash : Gauthier Motte et Pierre-Antoine Tesson quinzièmes en Martinique

Gauthier Motte et Pierre-Antoine Tesson (Simone for Sauvegarde 56) sont les quinzièmes à franchir la ligne d’arrivée de la Cap-Martinique ce lundi 6 mai à 19h25m42s (locale). Le duo a mis 22 jours, 10 heures, 25 minutes et 42 secondes pour parcourir les 3 800 milles entre La Trinité-sur-Mer (Morbihan) et Fort-de-France (Martinique).

Leurs réactions

Cap-Martinique : Quel est votre premier sentiment après cette traversée ?

Pierre-Antoine : Du plaisir et de la fierté !

Gauthier : Oui on est contents d’être arrivés, c’était une superbe expérience. On avait hâte d’arriver cette semaine car la météo a été un peu capricieuse, on n’a pas eu trop de vent mais maintenant qu’on est arrivés on se dit qu’on était quand même bien à faire notre petit bord de près sur une mer plate.

Franchement on est super contents d’être arrivés et de cette belle expérience.

C-M : Sportivement, que retenez-vous de cette transatlantique ?

Pierre-Antoine : Beaucoup de mental et beaucoup de gestion de fatigue et d’énergie. Savoir se relever des choses qui ne vont pas.. On a eu pas mal de galères et il a fallu trouver des solutions.

C-M : Comment vous étiez-vous préparés ?

Gauthier : On avait navigué tous les deux et fait quelques courses d’entrainement. On avait navigué avec le pôle d’entraînement Lorient Grand Large. Ça fait un an et demi qu’on se prépare. On se disait qu’une fois arrivés ça allait nous faire un vide dans la tête après un an et demi à penser à ça et à s’entraîner.

On avait trop hâte de partir et maintenant on est contents d’être arrivés.

C-M : Comment s’est passé le binôme à bord pendant cette traversée ?

P-A : On l’a fait, on est là et on est encore à deux ! Ça s’est super bien passé, on s’est toujours dit les choses. Des fois, quand l’un était dans le dur, l’autre le relevait et on a su bien se parler et bien se dire les choses en toute simplicité.

C-M : Avez-vous rencontré des difficultés pendant la course ?

P-A : Oui on a eu un truc vraiment embêtant. Il y a des modems qui permettent de capter internet en satellite et de télécharger des fichiers météo et de voir où sont les concurrents, où ils vont et où est le vent. Et le nôtre ne fonctionnait plus depuis le troisième jour donc on a passé presque 90% de la course sans données météo, à suivre soit les concurrents à côté, soit les nuages soit la route directe. On pense qu’on a perdu des places.

Gauthier : Ça nous a valu à la fin d’aller dans la pétole quand les autres sont plutôt passés au sud et on a perdu quelques places mais en arrivant ici on voit le classement donc on est très contents de ce qu’on a fait avec les moyens qu’on avait. C’est top.

C-M : Vous vous voyez refaire une autre édition ?

Gauthier : C’est sûr que ce sont des super moments. Pour l’instant on va prendre le temps et profiter de nos familles. On verra après.

C-M : Un petit mot pour la fin ?

Gauthier : Merci à nos femme qui nous ont permis de faire cette course. C’était un engagement de leur part pendant un an et demi. Il y a des absences, des entraînements, des dimanches où il faut aller bricoler sur le bateau, trois semaines d’absence et un long voyage avec les enfants.. Donc merci à elles, ça nous a permis de vivre des trucs incroyables.

P-A : Merci à elles de nous soutenir déjà depuis tout le mois de course et de gérer la vie familiale sans nous et les enfants qui sont aussi mignons qu’énergivores. C’est vrai que ça fait un an et demi que ce projet impacte la famille donc merci à elles d’être là et de vivre ça avec nous.

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