— 14. 05. 2026
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Flash : Charles Capon et Patrice Carpentier 6ème duo en Martinique

Charles Capon et Patrice Carpentier (Agir Tôt) sont les neuvièmes à franchir la ligne d’arrivée de la Cap-Martinique ce mercredi 13 mai à 23h55 (locale). Le duo a mis 23 jours 12 heures 55 minutes et 06 secondes pour parcourir les plus de 4 000 milles entre La Trinité-sur-Mer (Morbihan) et Fort-de-France (Martinique).

Leurs réactions

Comment vous sentez-vous là ?

Charles : Soulagé là, c’était un peu compliqué les derniers jours, et donc non, moi je suis hyper content là..

Racontez-nous un peu votre course, comment ça s’est passé ?

Charles : Eh bien la course, on a été contents de faire du portant avec ce bateau-là. Le plus gros moment de joie de la course, je pense que c’est avant Madère. En fait, nous étions en stress, on se disait : « Oh là là, si c’est le parcours du milieu, on n’est vraiment pas bien, ça va être une transat de merde. ». Et quand on a vu que ça commençait à partir au sud, là, c’est bon, c’était la délivrance. On a ouvert une bière pour fêter ça tellement on était contents. Après, je pense que le plus beau bord de la transat c’est après BXA : il y avait 25 nœuds, une mer rangée, et là on est passés de derniers à je ne sais plus combien, mais on a remonté toute la flotte. Je crois que c’est le plus beau bord de la transat et on en a parlé quasiment tous les jours avec Patrice.

C’était un duo tout récent, vous vous connaissiez à peine. Comment ça s’est passé ?

Charles : Pas du tout. On ne se connaissait pas du tout. On s’est rencontrés en faisant la qualification trois semaines avant le départ, et ce sont les seules fois où nous avions navigué ensemble avant.

Patrice : C’est marrant, il a choisi comme équipier une personne qui aurait pu être son grand-père.

Charles : Et on s’est pas mal chamaillés quand même. On ne va pas se mentir, c’est quand même mon projet et mon bateau, donc c’était moi le boss. Je pense que ça faisait longtemps que Patrice n’avait pas été le boss sur un bateau, donc on s’est un peu chamaillés sur ça. Mais sinon, on s’est toujours rabibochés.

Comment ça se passait sur l’organisation ?

Patrice : Il fait beaucoup de choses. Il est très bon, et moi j’ai rarement dépassé la plage avant.

Charles : Non, Patrice a amené toute son expérience, que je n’ai pas.

Patrice : Et en fait Charles, c’est un solitaire qui a fait du duo un peu par défaut, mais il est capable de tout faire sur le bateau. Il le fait bien et c’est sympa. C’est vrai que c’était inattendu comme duo, mais ça l’a fait. 

Charles : C’est ce qu’on s’est dit lors de notre première discussion : on s’est dit qu’il y aurait peut-être des problèmes ou des discussions, mais l’important c’est de décider de faire de notre mieux. C’est ce que nous avons essayé de faire.

Vous étiez dans le même objectif.

Charles : Absolument. C’est pour ça qu’avec Patrice, malgré les différends, on était dans le même état d’esprit de régater. Ma vraie victoire, c’était juste d’être au départ. C’était tellement compliqué d’y être que, juste en franchissant la ligne de départ, j’étais hyper heureux, et tout le reste n’était que du bonus. Mais je voulais quand même régater. C’est une régate, pas une croisière, et je savais que Patrice était dans le même état d’esprit. Donc, même quand il y avait des différends ou que ça n’allait pas trop, dans tous les cas nous voulions la même chose : régater et aller à fond, et c’est ce que nous avons fait. Je réfléchis, mais il n’y a pas eu trop de moments de relâche.

Quel est le programme maintenant ? Vous avez un peu de temps pour profiter des joies martiniquaises ?

Charles : Eh bien en fait non, parce que nous restons quelques jours, puis Patrice va ramener son bateau et moi je vais ramener le mien par la mer.

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