Dans les coulisses de la Cap-Martinique 2026 : rencontre avec François Séruzier, directeur de course
À l’approche du départ, nous nous sommes entretenus avec François Séruzier, le directeur de course de la Cap-Martinique 2026. Chef d’orchestre de cet événement transatlantique dédié aux amateurs, il nous éclaire sur son rôle crucial lié à la sécurité des marins et nous détaille le parcours qui attend les concurrents entre La Trinité-sur-Mer et Fort-de-France.

François Séruzier :
Bonjour, je suis François Séruzier et j’occupe la fonction de directeur de course de la Cap-Martinique 2026. C’est un rôle essentiel, car il englobe toute la dimension sécuritaire de la course. Traverser l’Atlantique n’est pas anodin ; c’est un océan entier à franchir, ce qui demande une organisation sans faille.
Mon travail consiste à préparer les contrôles des bateaux afin de m’assurer que tout le matériel de sécurité est bien en place à bord. Nous vérifions également que tous les marins ont validé leurs qualifications et suivi leurs stages obligatoires. Parallèlement, des médecins s’assurent de leur bonne santé avant de les autoriser à partir. En résumé, le directeur de course est un peu le chef d’orchestre de toute cette organisation maritime.
Pour vous présenter l’épreuve, la Cap-Martinique est une course qui s’adresse aux navigateurs en solitaire et en double. Chacun choisit son format pour naviguer sur des voiliers mesurant entre 9,50 et 12,50 mètres. Ce sont des personnes qui ont un métier la semaine, qui font de la voile sur leur temps libre et dont les plus passionnés s’engagent dans une aventure atlantique comme celle-ci. La traversée s’effectue d’une seule traite : ils partent de La Trinité-sur-Mer pour arriver à Fort-de-France, un trajet qui leur prendra environ 21 jours.

Le parcours se divise en deux grandes parties.
La première s’étend du départ jusqu’à la descente le long des côtes du Portugal. En avril, les conditions météorologiques peuvent encore être hivernales, avec des dépressions qui engendrent des vents relativement forts, particulièrement au passage du cap Finisterre.
Ensuite, ils descendent vers Madère, une île qu’ils doivent contourner avant de mettre le cap à l’ouest en direction de la Martinique.
Cette deuxième partie se déroule dans ce que l’on appelle les Alizés. Ce sont des vents portants venant de l’est, qui deviennent de plus en plus chauds à mesure que la flotte avance, le tout porté par une houle de dos.
C’est l’heure des belles glissades sous spi, exactement ce que viennent chercher les concurrents ! C’est dans ces moments-là que s’opère une véritable harmonie entre le bateau, la vie à bord, la mer et le ciel.
Ces longs surfs sur les vagues les porteront jusqu’à leur arrivée, où ils seront chaleureusement accueillis par leurs familles, leurs amis et toute l’équipe de l’organisation.
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