— 12. 04. 2024
— 12. 04. 2024

« Cette course est incroyable »

La Cap-Martinique est la course de la diversité. D’un bateau à l’autre, les profils sont différents, les histoires aussi. Certains sont comme chez eux à La Trinité-sur-Mer, habitués à ces ambiances de départ mais pour beaucoup, cette grande transat est un saut dans l’inconnu. Christine Mora, médecin à Marseillan, a fermé son cabinet pour quelques semaines afin de s’embarquer aux côtés de son complice Didier Vernhet. Elle n’a découvert la voile qu’en 2015 et se considère comme « carrément amateure, novice même ! ». Presque surprise par son audace, elle a quitté l’Hérault en catimini, sans en dire trop à son entourage. Pour d’autres, c’est une histoire de copains. Thierry de Fougerolles et Nicolas Grimaud sont de ceux-là. Les deux amis se sont inscrits avant d’acheter leur bateau, sur Le Bon Coin. Affutés, ils ont quelques ambitions mais viennent surtout pour l’aventure. « Vivre un moment comme ça, à deux, c’est assez magique » sourient-ils. Certains sont venus de très loin pour partager cette histoire. Christina et Justin Wolfe ont traversé l’Atlantique et viennent de Seattle. Ce sont des marins confirmés, très connus chez eux mais dans ce petit coin de Bretagne, ils sont plein d’humilité. « Il n’y a qu’ici que l’on a des courses comme ça. C’est ici que tout se passe et nous espérons aller demain à Lorient pour voir des bateaux comme les IMOCA, les Ultims, … »

INTERVIEWS

François Seruzier, directeur de course
« On a de la chance parce qu’on a une zone anticyclonique qui est en train de remonter sur l’Europe et particulièrement sur la France.Ça fait longtemps qu’on attendait cet anticyclone parce qu’on a une météo difficile depuis le mois d’octobre. On est maintenant à quelques jours du départ, on commence à avoir des prévisions assez fiables. On sait que les concurrents prendront bien le départ, il n’y aura pas de retard et ils s’élanceront dans des belles conditions de temps médium avec un petit vent de travers. Ils auront un peu d’air, certainement dans le golfe de Gascogne et au cap Finisterre, mais rien de terrible donc ce sera très bien pour la qualité de la course. »

Christine Mora : 
« On va pouvoir découvrir le bateau dans les vagues du large et les surfs en espérant avoir des conditions favorables à ça. On a découvert les vagues en arrivant à La Rochelle (pendant le convoyage). On a eu des vagues de face, assez fortes, c’est différent, même si la Méditerranée est elle aussi compliquée. On veut avant tout se faire plaisir, être à fond dans ce que l’on sait faire. Ça ne fait pas longtemps que je fais de la voile et de la régate. Je n’ai pas d’ambition de podium. Je suis carrément amateure, novice. C’est la première fois et je suis super contente. Cette course, c’est incroyable. Il y a peu de courses comme ça aussi importantes, ouvertes aux amateurs. C’est le graal. »

Thierry de Fougerolles et Nicolas Grimaud :
« Pour moi, c’est l’aboutissement de quelque chose auquel j’ai toujours aspiré. J’ai grandi à Auray, tout près de la Trinité-sur-Mer, j’ai vu énormément de départs de course au large. Vivre un moment comme ça à deux, c’est assez magique. Tout ce sur quoi on a travaillé depuis un an et demi est en train de prendre forme. C’est une grande chance d’être là. Si j’ai appris quelque chose dans les courses que l’on a fait ensemble, c’est que tout ne se passe pas comme prévu. Il faut avoir du flegme, prendre les choses comme elles sont et s’adapter. C’est comme ça que l’on est bon car on ne peut jamais tout planifier. On sait naviguer vite, on a les moyens de le faire, maintenant, il faut être rigoureux, ne pas faire d’erreurs. »

Pierre-Antoine Tesson :
« L’idée a germé lors de la dernière édition. On était au départ et on a vu des copains partir. Quelques semaines plus tard, nous nous sommes dit que ça serait pas mal de le faire ensemble. Nous avons eu le feu vert de nos femmes assez rapidement et c’est comme ça qu’on s’est lancés. C’est une belle expérience, c’est un peu l’aventure. C’est l’occasion de se donner, de se dépasser et de le faire pour une cause. J’ai déjà fait des transats mais elles sont toutes différentes. J’en ai fait avec des copains en voyage, d’autres en course.  Là, c’est une nouvelle expérience avec un nouveau binôme. On attend d’être de l’autre côté, le plus vite possible et de prendre du plaisir. »

Régis Vian :
« La première édition de la Cap-Martinique était géniale, pendant 4 jours en tout cas car au large de Lisbonne, j’ai cassé mon safran. J’étais parti sur un bateau mono-safran, donc je me suis débrouillé pour rentrer à Lisbonne, et ça a signé l’abandon de la course pour moi. Forcément, c’était un peu décevant. Si on met de côté tout l’aspect compétitif, c’est tout de même de l’expérience acquise. »

Info arrivée :
Les concurrents sont attendus à partir du 4 mai au port de l’Etang Z’abricots.

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60 bateaux engagés
100 marins au départ
7 nationalités (FRA, USA, BEL, POR, GBR, RSA, NED)
20 solitaires
40 doubles
2 500 m2 : la surface du village départ
14 avril : la date de départ pour tous
4 mai : la date probable d’arrivée des premiers
19 à 22 : le nombre de jours de mer de la plupart des concurrents
30 à 40 pieds (10 à 12 mètres environ) : la longueur des bateaux
3 800 miles (7 000 km) à parcourir non-stop

CONTACT

Presse organisation :
Matthieu Honoré (pour Disobey)
+336 30 54 42 90
matthieu@sillages-communication.comV

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