Cap-Martinique 2026 : Vitesse, abandons et choix stratégiques
Une semaine après le départ de la Trinité-sur-Mer, les concurrents de la Cap-Martinique 2026 sont déjà plongés au cœur de l’aventure. Entre longs surfs, avaries et parfois abandons, la traversée tient toutes ses promesses et rappelle que rien n’est jamais écrit en mer.
A l’approche de Porto Santo, la flotte aborde une phase stratégique déterminante pour la suite de la traversée.

Ludovic Menahès – Raphaël pour Parkinson
Deux nouveaux abandons
Dans la nuit, Pierre-Marie Houchard (Les Dotis) a pris la décision de mettre un terme à sa course. En cause : plusieurs soucis techniques, notamment liés à son pilote automatique, qui ne permettait plus de barrer sous spi (l’allure majoritaire sur cette transat) compromettant ainsi des conditions de navigation satisfaisantes, en particulier lors des phases de repos.
Ce matin, Pascal Coret (CDC Développement Solidaire) a également choisi d’interrompre sa participation. Déjà contraint à une escale à Bilbao en début de course pour des problèmes de girouette, il faisait face à une addition d’avaries sur son bateau encore récent et peu éprouvé. Il fait actuellement route vers Cascais, où il doit faire escale.
Ces deux abandons s’ajoutent à celui de Arnaud Bracq (Pharmacie Humanitaire Internationale) annoncé la semaine dernière. Ils portent à trois le nombre de bateaux contraints de quitter la course, sur une flotte initiale de 45.
L’ensemble de l’organisation salue ces décisions responsables, prises dans le souci de préserver la sécurité des marins et de leurs bateaux.
Une descente rapide
Les premiers jours de course ont été marqués par une descente rapide le long du Portugal, jusqu’à Porto Santo, dans des conditions de vent soutenu. Les skippers ont pu enchaîner de longs surfs, atteignant régulièrement des vitesses de 14 à 17 nœuds.
Des conditions rapides mais exigeantes pour ces bateaux d’environ 11 mètres, parfois instables à haute vitesse, qui ont entraîné quelques sorties de route et des avaries matérielles sans gravité : poulies endommagées, spis enroulés autour des étais…
Certains concurrents pourraient être amenés à faire escale à Porto Santo afin de résoudre ces problèmes et repartir avec un matériel pleinement opérationnel.
Un classement en temps réel animé
En temps réel, la tête de flotte reste particulièrement disputée, aussi bien en double qu’en solitaire.
En double, le duo Sam Manuard / Erwann Le Méné (Guérir en mer) occupe les avant-postes, suivi des équipages de Maxime Paul / Eric Guigné (Ose), Jean-Eudes Renier / Joe Lacey (MS Society) et Clémence / Régis Vian (Les Jardins sous Marins).
En solitaire, Alex Ozon (Léon – Trophée Estuaire Rose) mène actuellement la flotte, devant Jean-Pierre Kelbert (Persaivert). Les deux JPK 10.50 sont d’ailleurs très bien placés et n’ont rien à envier aux duos.
Vers des choix stratégiques décisifs
La flotte aborde désormais une phase clé de la course, avec des options stratégiques qui commencent à se dessiner. Les conditions météorologiques sur l’Atlantique orienterait potentiellement les concurrents vers une trajectoire plus sud, en direction des alizés, au sud des Canaries. La route directe, plus courte, apparaît à ce jour en effet plus incertaine, avec des zones de vents contraires ou faibles.
Les deux prochains jours seront déterminants pour valider ces choix.
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