— 16. 04. 2026
— 16. 04. 2026

Cap-Martinique 2026 : derniers réglages et premières tendances météo

À trois jours du départ, la Cap-Martinique 2026 entre dans une phase aussi dense que décisive. Sur les pontons de la Trinité-sur-Mer, les préparatifs touchent à leur fin. Les bateaux sont (presque) prêts, les marins concentrés, et les premières tendances météo commencent à orienter les stratégies.

© Disobey. / Cap-Martinique

Un départ millimétré, entre spectacle et sécurité

Le départ de la Cap-Martinique est toujours un moment à part. Très attendu du public, il nécessite une organisation rigoureuse pour canaliser l’affluence et garantir la sécurité de tous.

Cette année, le dispositif a été renforcé, avec un rythme de sortie des bateaux maîtrisé et un accès régulé aux pontons.

Jean-Philippe Cau, co-organisateur de la course, nous détaille le dispositif :  “On prévoit un départ ponton toutes les deux minutes à partir de 10h30. Nous mettons en place un vestiaire gardé pour les sacs et les poussettes afin de désengorger les pontons.”

En mer, la zone de départ sera sécurisée et encadrée, afin de permettre aux skippers de s’élancer dans de bonnes conditions, tout en offrant au public un spectacle lisible et fluide.

“Il y aura 1 semi-rigide de sécurité pour 6 à 7 bateaux. Leur rôle sera de faire en sorte que les bateaux spectateurs n’entrent pas dans la zone de départ, balisée par des bouées du SNT” explique Jean-Philippe.

Les skippers quant à eux, doivent se rendre à des rendez-vous obligatoires comme le briefing sécurité qui a eu lieu ce jeudi matin de 10h à 12h. En cas d’absence, une pénalité pourra leur être attribuée.

Une entame de course favorable… avant les incertitudes

Sur le plan météo, le début de course s’annonce plutôt agréable, avec des conditions de vent portant qui devraient permettre à la flotte de rapidement s’étirer en sortie de baie.

Christian Dumard, expert météo de la course, analyse les conditions météorologiques :  “Pour le début de la course, on est plutôt sur du vent d’est/nord-est, donc du vent portant, des belles conditions.”

Mais cette lecture reste encore fragile. Très vite, les modèles divergent, notamment au large du Portugal et du Cap Finisterre, rendant les projections plus complexes.

“À partir de mardi il y a encore beaucoup d’incertitudes et beaucoup de divergences entre les modèles. Il est donc difficile de savoir quelles seront les conditions le long du Portugal” ajoute-t-il.

Dans ce contexte, les premiers choix stratégiques pourraient peser lourd. Certains scénarios laissent déjà entrevoir des écarts dès les premiers jours, notamment après le passage du cap Finisterre.

Une préparation solide pour tirer son épingle du jeu

Après une première tentative interrompue en 2024, Laurent Charmy revient en duo avec Grégoire Renet avec un projet nettement structuré. Anticipation, préparation technique, entraînements : le duo a pris le temps de construire son projet.

“Aujourd’hui, on a quand même mis toutes les chances de notre côté pour avoir un bateau sécurisé, préparé et performant” explique Laurent.

Une approche méthodique qui traduit une ambition claire, même s’ils abordent la course avec lucidité :

“On n’est pas en situation de favoris. On est un peu des outsiders, mais on va essayer de tirer notre épingle du jeu.”

Dans une flotte dense, leur préparation pourrait bien faire la différence.

En solo, entre expérience et envie de performance

Habitué de l’épreuve, Jean-François Hamon prend le départ pour la troisième fois, cette année sur un nouveau support : le JPK 10.50.

Ses ambitions sont claires :

“Ce serait bien sûr d’essayer de faire un podium, mais bon il y a quand même de la concurrence.”

Et l’envie de repartir est intacte :

“Ce format direct sans escale me plaît beaucoup. Et puis c’est aussi l’occasion de retrouver les collègues concurrents avec des gars comme Jean-Pierre (Kelbert). Il y a une bonne concurrence sur cette course, une superbe ambiance, et c’est aussi ce qui donne envie de revenir.”

À trois jours du départ, tous les scénarios restent possibles

Entre météo évolutive, flotte dense et projets solides, cette édition 2026 s’annonce particulièrement indécise.

Les marins sont prêts.
Les bateaux aussi.

Reste désormais à composer avec l’Atlantique.

Assister au départ en mer

Des places sont disponibles pour les spectateurs souhaitant suivre le départ au plus près de la flotte, à bord de vedettes à passagers.

📍 Baie de Quiberon – départ à 15h
📅 Rdv dimanche 19 avril, quai des pêcheurs à 12h30, retour à 17h

👉 Lien d’inscription : https://my.weezevent.com/cap-martinique-2026

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